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04/10/2010

Des députés UMP refusent de se ranger derrière le projet Besson

Le nouveau projet de loi "immigration, intégration et nationalité" présenté par le ministre de l'Immigration, Eric Besson suscite une levée de boucliers...y compris au sein même de la majorité.

La mesure la plus symbolique de ce énième projet de loi sur l'immigration qui prévoit l'extension de la déchéance de la nationalité aux Français naturalisés depuis moins de dix ans qui auraient attenté à la vie d’ un dépositaire de l'autorité publique, passe particulièrement mal.
C’est le malaise au sein de la majorité et même l’opposition farouche de certains députés UMP qui explique que l’examen de ce projet de loi très controversé n’ait pas été bouclé à l’Assemblée nationale vendredi dernier comme prévu.
Le texte reviendra en 2ème semaine avant d’être éventuellement voté le 12 octobre.

En attendant, les députés ferraillent et certains députés UMP dénoncent cette mesure issue du discours du président de la République le 30 juillet à Grenoble. Parmi ces élus qui font honneur à la représentation parlementaire, figure Etienne Pinte, député des Yvelines, ancien maire de Versailles, Président du Conseil national des Politiques de lutte contre la Pauvreté et l'Exclusion sociale.

Etienne Pinte.jpgEtienne Pinte a accuse le gouvernement de "draguer l'électorat du Front national" avec ce nouveau projet.

Par ailleurs, pas moins de 3 anciens premiers ministres tous issus de la majorité ont émis des réserves sur ce texte de loi : Dominique de Villepin, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin.

La bataille parlementaire est loin d’être finie, car la gauche a déjà annoncé qu’elle déposera dès après le vote solennel du 12 octobre, un recours devant le Conseil constitutionnel afin que ce dernier dise si cette mesure qui entend faire la différence entre les Français de naissance et ceux ayant acquis la nationalité française, est inconstitutionnelle comme nous sommes nombreux à le penser.

09:03 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pinte, ump, déchéance conseil constitutionnel, eric besson, villepin, juppé, raffarin | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

24/08/2010

Le tour de vis ultra sécuritaire continue de rassembler contre Sarkozy…en France également

Les critiques contre le président de la République Nicolas Sarkozy se multiplient.
Après les condamnations de l’Eglise, après les critiques de la presse étrangère, les attaques virulentes contre le tour de vis ultra sécuritaire du président de la République reprennent de plus belle en France.

L’été finissant, les responsables politiques de droite ou de gauche retrouvent la parole et se relaient depuis quelques heures pour le « Sarkozy-bashing » ainsi que pour la critique féroce de la politique envers les minorités qui a cours depuis le discours de Nicolas Sarkozy le 30 juillet à Grenoble.
Interrogé ce mardi matin sur Europe 1 à propos du climat sécuritaire qui règne en France, François Hollande a qualifié ce Climat de « délétère et dangereux ».
François Hollande s’est inquiété du « malaise créé par le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy »
Revenant sur les multiples expulsions de Roms l’ancien premier ministre Dominique de Villepin a pour sa part qualifié ces expulsions de «faute morale, faute collective commise en notre nom à tous, contre la République et contre la France. Il y a aujourd’hui sur notre drapeau une tache de honte» a-t-il ajouté dans une tribune au Monde parue hier 23 août.

Toujours dans le Monde, l’ancien premier ministre socialiste Lionel Jospin s’en est pris lui, à la politique de lutte contre l'insécurité du chef de l'Etat et a dénoncé « l'idée perverse d'une sanction collective »
Lionel Jospin tire la sonnette d’alarme en pointant que  « le pouvoir n'a pas tiré les leçons des émeutes urbaines de 2005. Il a continué à négliger les quartiers difficiles. Il s'est enfermé dans une stratégie de tension »

Rachida Dati, François Bayrou, Manuel Valls, Ségolène Royal, et même Christine Boutin ont chacun à sa manière, également pris part au concert des critiques.

Devise de la République française.jpgLe monde associatif s’organise aussi pour la grande manifestation contre la « politique du pilori ».
Cette manifestation se déroulera dans toute la France le samedi 4 septembre à 14h.

A Paris, elle prendra la forme d’un grand rassemblement citoyen à 14h Place de la République.

Cette date du 4 septembre n’a pas été choisie au hasard. Elle correspond 140e anniversaire de la proclamation de la République (la 3ème République exactement, qui  est le premier régime à s'imposer sur une longue durée en France depuis la révolution de 1789. En effet la 1ère et la 2ème République ont été suivies par des empires ou des monarchies)

Ce sont les valeurs de cette République, ce sont les principes de cette République que le président de la…République qui devrait en être le garant, a affaibli lorsqu’à Grenoble, il a jeté à la vindicte populaire des groupes de citoyens, et lorsqu’il a proposé de faire un distinguo antirépublicain entre les français selon qu’ils seraient ou non d’"origine étrangère"

Rendez-vous donc le 4 septembre prochain à 14h

11:19 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grenoble, sarkozy, hollande, villepin, jospin, roms, eglise, sécurité, sécuritaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/12/2009

Juppé critique toujours le débat sur l’identité nationale

On ne compte plus les personnalités de la majorité présidentielle qui prennent leurs distances par rapport au débat sur l’identité nationale ou qui critiquent fortement ce débat ouvert par Eric Besson le ministre de l'immigration de l'intégration de l'identité nationale et du développement solidaire.

On a entendu l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin tonner : « la question de l'identité ne peut pas être une réflexion de comptoir», et souhaiter que l’on évite le… « populisme ».
On a entendu Dominique de Villepin, ancien premier ministre lui aussi, dire « Ce débat n'a pas de sens», « c'est un faux débat », « dans une période de crise, on a autre chose à faire qu'à se diviser sur un sujet aussi important que celui-ci ».

On se souvient que François Baroin, ancien ministre de l’intérieur avait fortement regretté qu’avec ce débat on « joue un peu les apprentis sorciers ».
Christine Boutin, ancienne ministre du logement a regretté pour sa part que ce débat était un «piège» qui « ne peut que redonner de l'oxygène au FN ».

Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et candidate UMP aux régionales en Ile-de-France, a pour ce qui la concerne, demandé de « recentrer » le débat sur des « propositions concrètes ».

Yazid Sabeg, Commissaire à la Diversité et à l'égalité des chances, a pointé que ce débat ouvrait « un champ et un espace au Front national ».

Alain Juppé.jpegDernier en date, c’est donc l’ancien premier ministre Alain Juppé qui hier lors d’un entretien dans l'édition de dimanche du quotidien Le Parisien a une nouvelle éreinté le débat en affirmant que « tout ce qui peut dresser les communautés les unes contre les autres, et en particulier les musulmans contre les autres, est détestable ».

Populisme, faux-débat, division,  dresser les uns contre les autres etc...Ca commence à faire beaucoup non ?

06:50 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : identité nationale, débat, juppé, besson, baroin, villepin, rarrafin, boutin, sabeg | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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