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27.06.2009

Référendum à la Martinique : Une réponse politicienne aux grèves

Le président de la République Nicolas Sarkozy a proposé hier 26 juin à Fort-de-France, l’organisation d’un référendum sur un éventuel statut d’autonomie pour l’île de la Martinique.
Le Président de la République envoie un message subliminal à l’opinion publique métroplitaine, flatte les élus martiniquais et s’adresse, sans le dire, au LKP.
Ce référendum s’apparente plus à une opération politicienne qu’à la réponse aux questions soulevées par nos compatriotes des départements d’Outre-mer (DOM).
Les Antilles qui ont connu cet hiver des manifestations et des grèves d’une ampleur inédite, se sont avant tout, soulevées contre la vie chère et contre un ordre social d'inspiration coloniale, dans lequel les logiques de relégation sociale et de « couleur de peau » se superposent, comme si, décidément, le passé colonial avait du mal à passer.

La question posée n’est pas celle de l’autonomie mais celle des discriminations indirectes, des discriminations directes, du déficit de continuité territoriale.
Répondre à ces demandes légitimes par un référendum « pour ou contre la France » ou « pour ou contre Nicolas Sarkozy » c’est éluder la question.
Le président de la République botte en touche.
Les conséquences de cette gestion de la crise qui semble faire l'économie d'une réflexion d'ensemble sur les raisons profondes de l'embrasement aux Antilles, sont inquiétantes.

Sarkozy aux Antilles.jpgCe qui est demandé à Nicolas Sarkozy c’est d’oeuvrer à la cohésion nationale pour que nos compatriotes antillais ne soient pas les oubliés de la promotion de la diversité et de l'égalité des chances.

La demande d'une plus grande justice sociale et économique formulée par les habitants des DOM rencontre la demande de toutes les minorités visibles en France.
Ces minorités ne demandent pas l’autonomie mais la justice !
Les évènements de Guadeloupe et de Martinique sont des signes avant-coureurs de ce qui pourrait arriver un jour en métropole, dans les quartiers défavorisés, où se superposent également des logiques de relégation sociale et de "couleur de peau".

Il est temps que président de la République et le gouvernement incluent désormais la question de l’Outre-mer français dans la question globale de la diversité en France afin que, comme le disait Aimé Césaire, nos concitoyens des DOM soient considérés comme des Français à part entière et non pas comme des français entièrement à part.

   Patrick Lozès candidat à l’élection présidentielle de 2012.   Le candidat de l’ascension sociale.

19:28 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | diversité | Tags : arkozy, antilles, référendum, lkp, autonomie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15.06.2008

Mini traité, mais maxi refus

Le rejet du traité de Lisbonne à plus de 53% par les Irlandais, plonge l’Europe dans la perplexité.

Les Europtimistes se retrouvent avec la "gueule de bois" et avec la sale impression qu’ont ceux qui se croyant plus malins que tout le monde, se retrouvent Gros-Jean comme devant.
Le traité de Nice montre ses limites et l’Union européenne a besoin d’une Constitution, mais ce n’est pas une raison pour souhaiter une Europe peu transparente.

L’impression donnée par la ratification de ce traité simplifié, c’est que l’on a essayé de faire passer de force et par l’Europe d’en haut (les élites parlementaires) un texte pour lequel on savait pertinemment que l’Europe d’en bas, ne voterait pas.

Il est vrai que le texte approuvé par les 27 lors du sommet de Lisbonne en octobre dernier reprenait environ 98% du texte projet de Constitution européenne rejeté massivement par les Français en 2005 (Près de 55% de « non »).

Bien sûr les Chefs d’Etat et de Gouvernement font aujourd’hui bonne figure et disent que le processus doit continuer coûte que coûte, qu’il faut avancer au besoin sans l’Irlande du Nord, mais nul n’est dupe.

Disons le nettement, si le « non » irlandais est aussi retentissant, c’est qu’il dit en contrepoint que le traité de Lisbonne n’aurait pas été ratifié si un référendum avait été retenu dans d’autres pays.
Cela donne du grain à moudre à ceux qui estiment que c’est par ruse que le traité simplifié aura été adopté notamment en France et au Royaume-Uni.

Quand les peuples ne comprennent pas, il est vain de vouloir passer en force. Expliquer, expliquer et encore expliquer semble le plus raisonnable.
Oui à l’Europe, mais oui à une Europe démocratique et transparente qui pourrait par exemple commencer par un traité simple…et non pas simplifié.

   Patrick Lozès candidat à l’élection présidentielle de 2012.   Le candidat de l’ascension sociale.

07:35 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | diversité | Tags : traité de lisbonne, traité de nice, mini traité, référendum | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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