06.05.2010
L’absence de Sarkozy à la commémoration de l’esclavage et son abolition serait discriminatoire
Chaque année depuis l’instauration par Jacques Chirac d’une journée...nationale des mémoires de la traite de l’esclavage et de leurs abolitions le 10 mai, il est de tradition que le chef de l’Etat y participe.
L’intitulé de cette journée a été soigneusement calibré. Il est clairement question de Devoir de mémoire et non pas de repentance.
En 2007, pendant la transition présidentielle, Jacques Chirac le président en fonction et Nicolas Sarkozy le président élu, avaient conjointement pris part aux cérémonies.
La présence du chef de l’Etat à cette journée des mémoires a plusieurs vertus, en particulier celle de répondre à l’oubli des pages douloureuses de notre histoire.
La France avait en effet trop tendance à passer sous silence, les périodes sombres de son histoire au cours desquelles, l’Etat et la République, répandaient leurs principes tout en les trahissant.
Cette journée des mémoires est aussi une manière de répondre à la demande de justice mémorielle des exclus du récit national. C’est une manière de répondre à ces millions de citoyens, notamment de la diversité et de les associer à la France d’hier, d’aujourd’hui et de demain.
La participation du président de la République à la journée des mémoires de la traite de l’esclavage et de leurs abolitions est donc importante.
En 2009, rompant brutalement avec la noble tradition républicaine de cette présence du chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy a trouvé dans son agenda, la veille, le temps d’assister, à un match de football, mais n’a pas trouvé le temps d’assister aux cérémonies à la mémoire des millions de victimes de l’esclavage.
Faut-il rappeler que le président de la République est le président...de tous les français ?
Faut-il rappeler que le président de République doit veiller au respect de la Constitution qui elle-même affirme l’attachement du peuple français aux Droits de l'Homme ?
Qui peut croire que le président de la République ne parvienne pas à trouver une heure...par an pour la mémoire des victimes de ce crime contre l’humanité ?
Qui peut croire que le Président de tous les Français puisse se montrer indifférent à ce qui est le paroxysme de l’exploitation de l’homme par l’homme ?
Pourtant, en 2010, une nouvelle dérobade de Nicolas Sarkozy à cette journée des mémoires est envisagée.
Une telle absence serait une forme de discrimination. Elle dirait en somme, que décidément ce qui concerne la diversité n’est jamais la priorité, n’est jamais urgent.
Cette discrimination ferait le lit des extrémistes et des démagogues qui l’utiliseront à leur avantage pour tenter de capter les laissés-pour-compte de la République.
Cette discrimination renforcerait même le communautarisme, que pourtant Nicolas Sarkozy dit vouloir combattre.
Patrick Lozès candidat à l’élection présidentielle de 2012.
Le candidat de l’ascension sociale.
10:15 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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| Tags : sarkozy, discrimination, 10 mai, esclavage, mémoire, abolition, traite |
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05.05.2010
Sarkozy veut-il liquider la commémoration de l'esclavage ?
Depuis 2006, le 10 mai est la Journée nationale de commémoration des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions.
Cette journée du souvenir permet à tous les Français, quelle que soit la couleur de leur peau, de se souvenir ensemble des millions de victimes de l'esclavage.
Sur le plan symbolique, il est particulièrement important, que le président de la République, Nicolas Sarkozy, s’associe à cette commémoration.
Une absence du Chef de l’Etat à cette cérémonie, cette année, serait choquante et préjudiciable à cette journée du souvenir et de la mémoire qui a trouvé toute sa place dans les villes et les villages de France.
Le Centre de mémoire et de recherche sur la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions, dont l'étude de préfiguration avait été confiée à Edouard Glissant, attend encore de voir le jour.
Les moyens pour permettre à Edouard Glissant de mener à bien ce projet ne lui ont toujours pas été donnés.
Les recommandations du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, de lancer la construction d’un musée national de l’esclavage en France, n'ont toujours pas été suivies par le gouvernement
Que signifie cet attentisme ?
Je n'ai pas oublié que quelques jours avant la célébration du 11 novembre 2008, l'historien André Kaspi avait suscité la polémique en laissant entendre qu’il y avait une "inflation" commémorative" et il avait proposé de donner une signification particulière et nationale aux seuls 8-Mai, 14-Juillet et 11-Novembre, les autres dates ayant "un statut régional" ou "communautaire" ( ???), et moins souvent "national".
Devant le tollé suscité par cette proposition et le risque d’une indigne "hiérarchie des mémoires" qui ouvrirait inévitablement la voie à une non moins indigne concurrence mémorielle, l’historien avait finalement annoncé qu’il était « contre la remise en cause de commémorations existantes, qu'elles soient nationales ou autres ».
Si officiellement le projet de "déflation commémorative" est abandonné, on sait que les visiteurs du soir de l’Elysée sont toujours actifs...
Alors la question mérite d’être posée : Nicolas Sarkozy veut-il ou essaie-t-il de liquider la journée de commémoration de l’esclavage ?
L’histoire ne doit pas servir à excuser ou accuser, l'histoire doit servir à...expliquer
Patrick Lozès candidat à l’élection présidentielle de 2012.
Le candidat de l’ascension sociale.
09:21 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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| Tags : esclavage, traite négrière, mémoire, abolition, 10 mai, sarkozy, kaspi |
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