22.06.2010
Alain Finkielkraut dérape sur l'équipe de France : attention à la dérive raciste
Alain Finkielkraut est philosophe, écrivain et essayiste. Il enseigne dans l’une des meilleures écoles de la République. Il est professeur de philosophie et d' « histoire des idées » à l'École polytechnique, mais parlez-lui de diversité, de minorités visibles, de « Noirs » et « d’arabes » et cet esprit si subtil s’emballe, jusqu’à en perdre le souffle et quelque fois plus, comme ce 18 novembre 2005 où il donne une interview au journal Haaretz.
Il déclare « Les gens disent que l'équipe nationale française est admirée par tous parce qu'elle est black-blanc-beur. En fait, l'équipe de France est aujourd'hui black-black-black, ce qui provoque des ricanements dans toute l'Europe. »
Après la publication de l’article et le tollé suscité, notre philosophe dénonce le montage de cette interview par "des journalistes qui voulaient lui nuire" et il affirme que ses propos ont été "déformés par le journaliste"
Mais voilà que 5 ans plus tard, en 2010, en Afrique du Sud, l’équipe de France est prise dans la tourmente détestable que l’on sait : Europe1, France Inter et le Journal du dimanche interrogent notre homme.
Mêmes causes mêmes effets : le 20 juin 2010 sur Europe 1 et dans le Journal du dimanche puis le 21 juin 2010 sur France Inter, le philosophe se lâche de nouveau et affirme que l'équipe de France de football souffre de « division ethnique » et de « division religieuse », et qu'elle serait une « équipe de voyous » à la « morale de mafia », « de gens qui se foutent de la France ». Alain Finkielkraut évoque une « génération caillera ».
« L’esprit de la cité qui se laisse dévorer par l’esprit des cités », « Si la France de ces petits caïds gagne, a-t-il conclu, ce sera une catastrophe ».
Comment ne pas dénoncer ces stéréotypes qui divisent les joueurs de l’équipe de France, et au-delà la population française dans son ensemble, entre les "gentils", d’un côté, et les "méchants issus des cité, des banlieues", de l’autre ?
Comment ne pas s'inquiéter d'une dérive raciste et de ce procès idéologique fait à la banlieue, à l’équipe de France de football et à la diversité française en général?
Le 9 octobre 2009, le même philosophe défendant Roman Polanski disait sur France Inter « l’amalgame, c’est la figure féroce par excellence, l’amalgame c’est le péché intellectuel capital » Il avait tellement raison.
Quels que soient ses résultats, l'équipe de France de football représente la France et doit être respectée, au même titre que La Marseillaise.
Patrick Lozès candidat à l’élection présidentielle de 2012.
Le candidat de l’ascension sociale.
08:35 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| diversité
| Tags : équipe de france de football, alain finkielkraut, afrique du sud, mondial, europe 1, france inter journal du dimanche |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook











