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17/10/2014

Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu?": Les Français plus racistes que les américains ?

Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ? est jugé raciste par les producteurs américains auxquels il a été soumis. Selon eux, le film conduira inévitablement à des polémiques aux US.

Qu'est ce qu'on a fait au Bon Dieu?, Clavier, Lauby, Abittan, Sadoun, Chau, Fontan, Bel, Piaton, Diawara, France, Etats-Unis, RacismeQuoi ! Le film qui fait se tordre les Français et qui a attiré plus de 12 millions de spectateurs en France serait raciste et nous nous en délecterions quand même ?
Pourquoi le film choque-t-il les américains et pas les Français ? Les Français seraient-ils plus racistes que les américains ?  Les choses sont plus compliquées que cela.

On compare souvent les Etats-Unis et la France.
On pourrait disserter longuement sur les dissemblances entre ces 2 pays.  En réalité la France et les Etats-Unis sont plus semblables qu’il n’y paraît. Les fondateurs de ces 2 nations ont eu la volonté de les bâtir sur des valeurs universelles. Ces 2 pays ont le même objectif final : parvenir à des sociétés aveugles à la couleur et plus généralement aveugles aux différences.

Or si les objectifs sont identiques, les positions de départ ne le sont pas et les moyens pour y parvenir ne le sont pas non plus.

Les Etats-Unis ont connu sur une grande partie de leur territoire, une histoire ségrégationniste et différentialiste. La longue marche du mouvement américain des droits civiques n’a eu de cesse de dénoncer le honteux décalage entre l’idéal d’égalité et la réalité d’inégalité souvent consacrée par la loi. En raison de cette histoire particulière, les Etats-Unis ne peuvent pas faire l’impasse sur les différences. On y parle sans fard de Noirs et de Blancs, les communautés y sont reconnues et peuvent même  bénéficier de droits spécifiques. Dans ce pays, la collecte de statistiques sur l'origine ethnique de la population est pratiquée pour appréhender les évolutions sociologiques, combattre les discriminations et orienter les politiques publiques afin de les adapter à la réalité sociologique.

La France a certes connu elle aussi un passé ségrégationniste ou différentialiste légal sur son territoire, mais sur une partie de son territoire : l’Outre-mer et les colonies. Cette césure entre la France métropolitaine et les autres parties du territoire est l’un des éléments explicatifs de l’incompréhension d’un large pan de la société française au sujet des luttes des minorités contre les discriminations.

La République française refuse (officiellement au moins) de reconnaître certaines différences et craint leur empire.

La société française redoute l’existence des communautés. Elle les associe systématiquement au repli sur soi, quand bien même ces groupes ne se mobilisent que pour afficher un problème spécifique lié au racisme ou aux discriminations. Pourtant, les revendications des Noirs et des Arabo-maghrébins de France ne relèvent en aucune manière du séparatisme. Loin de vouloir se regrouper pour vivre ensemble et séparés de leurs autres concitoyens, ces groupes demandent au contraire à vivre dans les mêmes quartiers, dans les mêmes immeubles, à bénéficier des mêmes droits. C’est donc au nom des valeurs de la République que s’organise la revendication égalitaire des minorités françaises.

Ainsi, l’évocation des différences, des groupes ou des communautés n’a pas la même résonnance des 2 côtés de l’Atlantique même si l’on y retrouve la même tension sur ces questions.

D
ès lors, il n’est pas étonnant que les américains soient rétifs à importer ex abrupto, un film qui appuie, même si c’est pour mieux les dénoncer, les clichés et les stéréotypes trop souvent accolés à tel ou tel groupe de population.

En réalité les Français ne sont pas plus racistes que les Américains. L’histoire des deux pays étant ce qu’elle est, aux Etats-Unis on ne rit pas des mêmes choses qu’en France, parce que les questions relatives aux communautés y sont décodées avec une sensibilité parfois plus exercée.

Gardons-nous cependant de juger trop hâtivement ou trop sévèrement les américains. Leur liberté d’expression n’est pas moins grande que la notre, puisque le premier amendement de leur Constitution interdit au Congrès des États-Unis d'adopter des lois limitant notamment la liberté d'expression.

Et si nous nous étonnons que les Américains s’étonnent que nous puissions rire d’un film qui se gausse des Asiatiques, des Juifs, des Noirs et des musulmans, ils s’étonnent aussi que l’on puisse en France parler des Noirs en les appelant « Nègres » à la télévision et qu’il faille du temps, beaucoup trop de temps pour que les principaux acteurs de cette mauvaise farce reconnaissent le « trouble » que cela peut susciter.

Les américains sont surpris aussi que nous puissions en France promouvoir l’action affirmative pour les handicapés (la loi impose 6% de personnes handicapées dans les entreprises de plus de 20 salariés), pour les femmes (loi sur la parité, loi qui impose 40% de femmes dans les conseils d’administration etc.) mais que par une étonnante schizophrénie, nous mettions du temps à imaginer des dispositifs similaires pour d’autres groupes également affectés par les discriminations.

Pour ma part, j’ai aimé Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ? parce qu’il va a rebours d’un antiracisme vieilli et fatiguant qui prétend que  les racistes seraient uniquement des beaufs à la peau blanche.

Le film évoque le racisme sous toutes ses formes et ses facettes et n’éludant pas la question du racisme anti-blanc, il montre crûment le racisme des minorités envers la majorité et le racisme qui peut exister entre les minorités.

J’ai aimé ce film parce qu’il prend à revers le déclinisme dont on nous rebat les oreilles et dit à sa manière qu’un vivre-ensemble est possible.

J’ai aimé ce film parce qu’il refuse de faire de la détestation de l’autre, l’horizon obligatoire de la société française.

En France Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ? continue à battre record dur record. A part les éternels adversaires des succès populaires, et les pisse-froids, le film n’a pas suscité de réelles polémiques dans notre pays et c’est très bien ainsi.

J’ai vu les Français dans leur diversité rire en regardant ce film drôle et malin. Et si les minorités Françaises rient de bon cœur comme leurs concitoyens, c’est peut-être parce qu’avant d’être des minorités, les Français des minorités sont d’abord des Français.

Oui, les Noirs Français avant d’être noirs sont Français, les Français musulmans avant d’être musulmans sont Français.

09/12/2010

Affaire Guerlain : La déterminante intervention des militants américains

Les propos de Jean-Paul Guerlain appelant les Noirs des « N… » et se demandant si ces « N… » avaient « toujours tellement travaillé » ont choqué, bien sûr au-delà de la France et notamment aux Etats-Unis.

On connaît les mouvements de droits civiques aux Etats-Unis, on connaît leur positions équilibrées mais également leur fermeté et leur redoutable efficacité lorsqu’il s’agit de s’opposer...par tous les moyens, au racisme ou à la discrimination.

J’ai été très impressionné par la détermination de mes interlocuteurs américains lors de nos premiers échanges autour de ce scandale.
Les noirs-américains ainsi que les mouvements de droits civiques ont répondu à mon invitation de venir à Paris pour comprendre la situation et demander en coopération avec les autres acteurs du dossier, des engagements précis à la société Guerlain ainsi qu’à sa maison-mère LVMH.

Au cours de leur séjour à Paris, la délégation américaine a d’abord souhaité rencontrer les personnalités et associations notamment celles qui ont, légitimement, fait part de leur indignation.
Les américains ont ensuite rencontré Guerlain et le Groupe LVMH.
Ce n’est pas par hasard que Charles Steele le président sortant de l’association de Martin Luther King a été choisi pour cette mission. Ce n’est pas hasard non plus que George Curry, un expert de l’égalité et de l’affirmative action, notamment en entreprise a fait le déplacement.

Martin Luther King.jpgJ’ai participé aux négociations qui se sont toutes déroulées dans le respect et le dialogue, c'est-à-dire dans la pure tradition instaurée par Martin Luther King dont l’ombre imposante a constamment plané sur les discussions.

Une réunion qualifiée d'"extrêmement productive" par les participants, s'est déroulée hier mardi 7 décembre entre les états-majors de Guerlain, de LVMH, la délégation de militants américains des droits civiques et moi-même.
C
ompte tenu de l'ampleur et la complexité des questions, tout ne pouvait pas se régler en une seule réunion.

Cette rencontre du 7 décembre sera suivie d’une série de rendez-vous qui se tiendront en France et aux Etats-Unis pour que LVMH et Guerlain continuent à agir avec davantage d'efficacité, sur le terrain de la diversité.
Le groupe LVMH a aussi émis des demandes qui ont été favorablement accueillies par la délégation américaine.

Nous avons avec les mouvements de droits civiques américains, contribué à faire œuvre utile en faisant converger des points de vue réputés irréconciliables.
N’est-ce pas aussi cela, le message de Martin Luther King ?

09:19 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : martin luther king, charles steele, george curry, etats-unis, guerlain, lvmh | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/11/2010

Obama président noir et président "banal", tant mieux !

Les démocrates ont subi une défaite aux élections de mi-mandat (ils perdent la majorité à la Chambre des représentants, mais gardent la majorité au Sénat)

barack obama.jpgBarack Obama qui paie d’une certaine manière, l’extrême engouement qui l’a porté au pouvoir en 2008, vient d'expérimenter à ses dépends que les responsables les mieux élus peuvent tomber de leur piédestal.
On a beaucoup dit ou écrit ici ou là que M. Obama avait « déçu » les américains, c’est ignorer que si sa côte a baissé, elle reste largement au dessus de celle de ses prédécesseurs.

Comparaison n’est pas raison, mais on oublie que depuis Ronald Reagan, presque tous les présidents américains ont perdu des élections de mi-mandat  puis ont été réélus.
On oublie aussi que George Herbert Walker Bush qui a gagné les élections de mi-mandat n’a pas été réélu.

Au fond la meilleure leçon à tirer de ces élections 2010, c’et que président noir ou pas, Barack Obama est un président confronté aux mêmes réalités que tous les leaders politiques.
Avec ces élections de mi-mandat, Barack Obama se banalise un peu. Il devient un président comme les autres !
C’est ce qui pouvait arriver de mieux au premier président noir des Etats-Unis…

13:03 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : obama, etats-unis, élections, midterms | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

27/08/2010

Et où en est le rêve français 47 ans après le rêve de Martin Luther king ?

Demain 28 août 2010, ce sera le 47ème anniversaire du discours « I have a dream » de Martin Luther King.
Je ne serai pas aux Etats-Unis avec mes amis de la NAACP et de PUSH l’organisation de Jessie Jackson.
Je serai à Paris, en train de préparer une autre manifestation celle qui aura lieu le 4 septembre 2010 à 14 dans toute la France et qui à Paris partira de la Place de la République.

Cette année, c’est en France que je souhaite que le rêve se réalise et se réalise à jamais.  Oh ! Non pas uniquement le rêve de Martin Luther King, ce rêve magnifique que les êtres  humains ne soient « pas jugés sur la couleur de leur peau, mais à l’aune  de leur caractère ». Bien sûr je souhaite que ce rêve là se réalise.
Maie en cette fin d’août 2010, je ne souhaite pas seulement l’égalité des droits entre les Noirs et les Blancs. Je souhaite plus ardemment que jamais, que le rêve Français  d’égalité édicté en 1789, soit d’actualité.
 Je souhaite que les dirigeants français d’aujourd’hui se souviennent du rêve de leurs prédécesseurs ; qu’ils se souviennent de ce rêve qui les engage et qu’ils n’oublient pas ce rêve d’égalité entre tous les citoyens pour...des gains politiques hasardeux.


"I have a dream" ~ Martin Luther King

07:20 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : king, rêve, etats-unis, france | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

16/08/2010

Une mosquée près de "Ground Zero" ? Mauvaise idée dans le climat actuel

Neuf ans après l’attentat qui a détruit les tours jumelles de New York, l’opinion publique américaine est toujours traumatisée par ce qui s’est passé ce 11 septembre 2001. Il est impossible voire provocateur de ne pas tenir compte de ce état de fait.
Bien sûr une mosquée construite près de (et non pas…à)  Ground Zero pouvait permettre de sublimer le traumatisme et en même temps lutter contre l’islamophobie grandissante aux Etats-Unis et ailleurs. Mais force est de constater que faute d’une bonne communication de la part des promoteurs du projet et faute d’avoir obtenu le soutien de personnalités américaines capables d’expliquer en quoi une mosquée à cet endroit précis était une bonne idée, le projet n’est pas du tout perçu par les américains comme ce qu’il est en réalité : une action de concorde pour repousser l’amalgame entre musulmans et terroristes.

Une action de concorde et une initiative destinée pour démontrer que l’attentat du 11 septembre 2001 est l’œuvre de fanatiques et que cet attentat qui a horrifié le monde entier doit être déconnecté le plus possible de la religion musulmane, pratiquée pacifiquement par près d’un milliard et demi de personnes selon les dernières estimations du Pew Research Center.

Même Barack Obama qui s’est essayé à faire comprendre le bien-fondé du projet n’a pas pu renverser la vapeur du malaise que suscite le projet.
Barack Obama lors d'un Iftar (Crédits photo AP).jpgEvoquant ce dossier hautement explosif, Obama qui parlait publiquement pour la première fois de ce sujet ultrasensible lors d’une cérémonie de rupture du jeûne de ramadan à la Maison Blanche le vendredi 13 août avait déclaré "Je crois que les musulmans ont le même droit de pratiquer leur religion que quiconque dans ce pays. Cela comprend le droit de construire un lieu de culte et un centre communautaire dans une propriété privée dans le sud de Manhattan.

Devant l’incompréhension puis la grogne suscitées par un soutien à un tel niveau, le Président américain a fait machine arrière pour expliquer qu’il ne parlait pas de l’installation d’une mosquée à Ground Zero, mais, de façon générale, « du droit » à construire une mosquée.

Aujourd’hui que la polémique enfle, la mosquée près de Ground Zero peut difficilement avoir une fonction d’apaisement. Et on voit mal l’intérêt de construire une mosquée tout près de Ground Zero si elle ne sert pas à la tolérance et le dialogue.

Il est certainement possible de construire une mosquée ailleurs dans New York, un peu plus loin de Ground Zero ou de sursoir au projet le temps que les esprits s’apaisent et que les parties tentent de trouver un accord ?

15:40 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : obama, mosquée, iftar, 11 septembre, ramadan, ground zero, new york, pew research, manhattan, etats-unis | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12/06/2010

Sarah Palin "bimbo"?

Savez-vous la question qui a fait pendant plusieurs jours la une cette semaine la presse américaine y compris la presse politique ? Les seins de Sarah Palin l’ex candidate républicaine à la vice-présidence des Etats-Unis aux côtés de John McCain.
La poitrine de Sarah Palin ? Si, si, je vous assure.

Mme Palin qui a fait partie de la paire républicaine opposée au tandem démocrate formé par Barack Obama et Joe Biden a été photographiée vêtue d’un tee-shirt lors de la célèbre course hippique de Belmont Stakes une course hippique qui a traditionnellement lieu en juin à Belmont dans la banlieue de New York.
De l’avis de certains, le volume de sa poitrine aurait augmenté. Implant mammaire, chirurgie esthétique ou autre…aura été la question du jour, si ce n’est de la semaine de l'autre coté de l'Atlantique.
La politique a besoin d’arguments plus...soutenus.
Ci-desous une vidéo de Fox qui relate l'affaire.

07:33 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarah palin, etats-unis, obama, biden, mccain | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

24/03/2010

Obama triomphe sur sa réforme de la santé

C’est hier mardi 23 mars 2010 que Barack Obama a signé la loi historique sur l'assurance-santé aux Etats-Unis.

C’est une belle victoire, une rare victoire même, car avant lui, plusieurs présidents américains s’étaient attaqués à l’épineux problème de la réforme de la santé mais tous avaient échoué.
La réforme obtenue par Barack Obama permettra désormais à 31 millions de personnes de plus, de bénéficier d'une assurance médicale.

Il était quand même choquant que dans le pays le plus riche du monde, 1 habitant sur 6, c'est-à-dire 50 millions de personnes n’aient pas d’assurance médicale !
Le sujet a déchaîné des passions outre-Atlantique parce que la santé a un poids démesuré dans la vie économique du pays autant que dans le budget de chaque ménage, mais aussi parce que les américains se méfient depuis toujours de toute intervention de la puissance publique.

Obama et la réforme de la santé (Crédits photo AP).jpgAvec cette mesure très emblématique les personnes qui n'ont ni les moyens financiers, ni de bonnes conditions médicales de départ, ou ceux qui sont soumis au lobby des assurances privées ne seront plus exclus de l’accès aux soins de santé les plus élémentaires.
C’est une grande victoire pour les défenseurs de la démocratie.

C’est un grand moment de l’histoire américaine qui s’écrit, un grand moment de l’histoire des droits civiques même comme l’a écrit très justement Marc Morial le président de la National Urban League, un des plus anciens mouvements des droits civiques aux Etats-Unis.

En vérité, le droits civiques n’ont jamais eu de couleur si ce n’est celle de l’égalité.
Barack Obama a déclaré à l’issue de ce vote «Nous avons prouvé que nous restions un peuple capable de grandes choses»…
Il en est du rêve américain comme du rêve français : il doit se traduire (au moins de temps en temps) dans la réalité pour ne pas susciter le doute...

08:31 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : obama, santé, etats-unis, van hollen, medicare, rêve américain, rêve français | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/01/2010

Obama veut moraliser le secteur financier

L'indice Nikkei qui recule de 2,56 % à Tokyo aujourd’hui. La Bourse de Paris qui ouvre en baisse de 0,56% ce jour.
Le Dow Jones qui perd 2,01 % à Wall Street jeudi, le Nasdaq, 1,12 % le même jour;
Cette sérieuse dégringolade des places fiancières est due à l’attaque frontale du président des Etats-Unis Barack Obama sur les banques hier.

Obama et les banques (Crédits photo AP).jpgObama a annoncé sa volonté d’inscrire dans la loi des mesures limitant les activités et la taille des banques afin de mettre fin aux excès ayant mené à la crise.

Ca n’a l’air de rien mais ce sont deux pratiques « particulières » des banques qui vont ainsi changer radicalement: la limitation des fonds spéculatifs (les fameux "hedge funds", ces fonds de placements dont la politique de placement n’est soumise à aucune restriction), va mettre fin à cette manière qui permettaient à certaines banques de gagner beaucoup en ca de performance et de faire perdre les autres notamment l’Etat en cas d'échec…

La limitation de la taille va permettre d’éviter la constitution d’établissements si gigantesques que l’Etat est contraint de leur venir en aide car leur chute impacteraient considérablement l’économie du pays.

La puissance publique est donc parfaitement dans son rôle et Obama a prévenu : Si les banques et leurs groupes d’influence «veulent se battre, je suis prêt», a-t-il dit lors de intervention à la maison Blanche hier.

La réaction des bourses dans le monde montre que la détermination de Barack Obama à mener cette moralisation du secteur bancaire est comprise et prise très au sérieux.

Et on se met à rêver de mesures de cette nature de ce côté-ci de l’atlantique...

10:19 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : obama, etats-unis, banques, dow jones, nikkei | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

16/07/2009

La NAACP fête ses 100 ans avec Obama

La plus ancienne association  américaine de droits civiques, la National Association for the Advancement of Coloured People(NAACP*) à 100 ans et accueille aujourd’hui à New York, deux invités prestigieux : Eric Holder (en photo) Ministre de la justice et premier noir-américain à ce poste ainsi que Barack Obama lui-même.

Eric Holder et Obama.jpgLe président américain doit prononcer à cette occasion, un discours très attendu.
Les liens que le CRAN entretient avec la NAACP sont étroits et j’ai déjà eu l’honneur d’accueillir 2 fois à Paris, le président de la NAACP.
On pourrait se demander à quoi peut servir aujourd’hui une organisation née en 1909 et dont la mission est entre autres de « promouvoir l'égalité des droits et éradiquer les préjugés raciaux ou les préjugés de classe parmi les citoyens des Etats-Unis » alors qu’un Noir occupe la présidence et que le Ministre de la justice est noir.

La réponse ? Elle est simple : Il y a à peine 5 jours, une piscine privée de la banlieue de Philadelphie a demandé à des enfants noirs et hispaniques de ne plus revenir. Des enfants disent avoir entendu des gens demander "ce que faisaient des gamins noirs dans la même piscine" que leurs enfants.

Logo 100 ans NAACP2.jpgAccepté à la Maison-Blanche, mais refusé dans une piscine ! Le rôle de vigie de la NAACP est donc plus que nécessaire 100 ans après sa création.

On soupçonne de temps en temps au CRAN de vouloir américaniser la société française. Ce n’est pas vrai. L'objectif du CRAN n’est pas de durer 100 ans. Oui, nous regardons vers les Etats-Unis, mais c'est pour mieux appeler la France à être à la hauteur de ses valeurs. Ce que nous voulons ce n'est pas plus ou moins de République...c'est mieux de République
Le CRAN est une organisation qui souhaite sa propre disparition. Le jour où la discrimination à cause de la couleur de peau diminuera significativement en France, le CRAN n’aura plus de raison d’être.

En attendant, bon centième anniversaire à la NAACP !

*Association pour l’avancement des personnes de couleur. La présentation en Français de la NAACP sur Wikipedia est ici :
http://fr.wikipedia.org/wiki/National_Association_for_the...

08:00 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : naacp, barack obama, eric holder, cran, etats-unis, france | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

10/07/2009

Obama, les Etats-Unis et la Chine : Des rapports différents avec l’Afrique

Barack Obama qui s’envole ce week-end pour sa première visite de chef d'Etat en Afrique noire, a serré la main du président lybien Mouammar Kadhafi qu’il rencontrait pour la première fois.

Obama et Khadafi.jpgLes relations entre Les Etats-Unis et la Lybie s’étaient dégelées ces dernières années, après une longue période de tension due au soutien de la Libye à des organisations considérées comme terroristes.
L’an dernier, Khadafi avait déjà parlé au téléphone avec W. Bush.

Kadhafi participait au G8 en tant que président de l'Union africaine.
Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, a choisi de commencer son déplacement en Afrique par le Ghana, un pays exemplaire par ses réformes économiques et sa bonne gouvernance. Le Ghana a connu deux alternances politiques à la suite d’élections d'élections démocratiques et pacifiques.

Barack Obama qui devrait recevoir un accueil triomphal au Ghana, aura certainement à l’esprit la présence croissante sur le continent africain de la Chine et d'autres puissances économiques émergentes en quête de nouveaux marchés et de matières premières.

Il y a toutefois une différence entre la chine et les Etats-Unis dans leurs relations commerciales avec l’Afrique.
Avant sa visite en Afrique Obama a prévenu. « On n'obtient pas d'investissements sans bonne gouvernance »

La Chine est...moins exigeante.

D'accord en 2008 les échanges commerciaux de la Chine avec l'Afrique ont atteint 107 milliards de dollars contre 140 milliards pour les Etats-Unis alors qu’il y a dix ans le rapport était d’environ un à dix en faveur des Etats-Unis.
D'accord la Chine amène à l’Afrique des liquidités dont les américains ou les pays occidentaux ne disposent plus de nos jours.

Mais la Chine aide-t-elle vraiment l’Afrique en ne posant pas de conditions sur la gouvernance ou sur les commissions réclamées par certains "officiels" ?

10:00 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : lybie, usa, etats-unis, obama, khadafi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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