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18/02/2011

Les employeurs de Zemmour doivent tirer toutes les conséquences de sa condamnation

Le polémiste Eric Zemmour a été condamné aujourd’hui à une amende de 2000 euros, pour « provocation à la discrimination raciale ».

Comment ne pas être triste pour M. Zemmour qui n’a pas compris à temps, les avertissements très nombreux, qui lui ont été adressés.

Eric Zemmour (Crédits photos AFP).jpgIgnorant ces avertissements, Eric Zemmour s’est lancé dans une croisade contre les Noirs et les Arabes, qu’il continue constamment de prendre pour cibles.

Invité dans l’émission de Thierry Ardisson Salut les terriens, diffusée le 6 mars 2010 sur Canal+, Eric Zemmour avait réagi par ces mots à une intervention qui dénonçait les contrôles au faciès : “Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois’ Pourquoi’ Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait”.
Le même jour, sur France Ô, il avait estimé que les employeurs “ont le droit” de refuser d’employer des Arabes ou des Noirs.

La justice vient de lui rappeler avec force que le racisme en France n’est pas une opinion, mais qu’il constitue bien un délit.

Les employeurs d’Eric Zemmour doivent maintenant tirer toutes les conséquences de cette condamnation...à moins, à moins que M. Zemmour ne comprenne l'appel que vient de lui lancer la justice à être respectueux de la loi, de la République et de ses valeurs?

03/12/2010

Affiche "Non à l’islamisme", Le Pen relaxé (sur la forme) d'incitation à la haine

Commençons par dire que l’affiche du Front national (FN) de la jeunesse intitulée "Non à l'islamisme", et qui représentait une femme intégralement voilée à côté d'une carte de France recouverte du drapeau algérien, sur laquelle se dressaient plusieurs minarets en forme de missiles a été jugée par le tribunal de grande instance (TGI) de Marseille comme étant "de nature à provoquer un sentiment de rejet et d'animosité à l'encontre d'un groupe de personnes dont sont visées les pratiques religieuses, les femmes et la nationalité".

Jean-Marie Le Pen et l'affiche non à l'islamisme.jpgLe TGI de Marseille a en outre jugé que cette affiche diffusée en février 2010, lors de la campagne des élections régionales en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, puis sur plusieurs sites Internet était "provocatrice est constitutive d'un trouble manifestement illicite" et en a ordonné le "retrait de tous les supports sur lesquels elle a été placée, de quelque nature qu'ils soient dans un délai de 24 heures (...) puis sous astreinte de 500 euros par jour de retard".

Ce rappel a son importance car sans lui, on risquerait de mal comprendre la décision sur la forme et non sur le fond du tribunal correctionnel de Paris qui a relaxé hier jeudi 2 décembre le président du FN du délit de provocation à la haine envers une religion.

Les magistrats parisiens ne se sont pas prononcé sur le fond du dossier mais ont débouté les plaignants pour des questions de forme : les juges ont estimé que Jean-Marie Le Pen n'était pas l'auteur, et qu'il n'était pas le responsable des sites Internet sur lesquels l'affiche a été diffusée.
Le tribunal parisien s’est donc déclaré incompétent territorialement concernant l'utilisation de cette affiche.

Voilà le fond de l’affaire. Mais déjà les thuriféraires du FN et bien d’autres qui ne le sont pas répètent à l’envi que l’affiche ne constitue plus une incitation à la haine.
Allons donc!
Il n’en est rien. La relaxe du président du FN encore fois sur la forme, n’invalide en rien la décision du TGI de Marseille sur le caractère "provocateur" et constitutif "d'un trouble manifestement illicite" de cette affiche.

08:09 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le pen, "non à l'islamisme", affiche, fn, relaxe, condamnation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15/11/2010

Fin du ministère de l’identité nationale? Un leurre !

Le ministère de l’identité nationale vient de disparaître. C’était un ministère inutile, un produit d'appel pour séduire l'extrême-droite.
Nous en avons vu les conséquences avec le débat sur l’identité nationale dont la première conséquence a été la libération d’une parole intolérante voire d'une parole raciste.

Comment ne pas s’étonner, que l’ancien titulaire du poste demeure au gouvernement, alors que Rama Yade et les autres symboles de la diversité en ont été exclus ? C'est bien sûr lourd de sens.

Brice Hortefeux.jpgNous sommes face à un gouvernement de la fermeture et la campagne présidentielle du futur candidat Nicolas Sarkozy, ne passera pas par la diversité cette fois-ci. Au moins les choses sont-elles claires.

Comment ne pas s’étonner également du maintien de Brice Hortefeux au gouvernement, alors qu’il a été condamné en première instance (il a fait appel) pour injure envers un groupe de personnes à raison de leur origine ?
Depuis cette condamnation je n'ai pas le souvenir que M. Hortefeux ait pris une quelconque initiative contre le racisme ou les discriminations.
Non seulement il est maintenu, mais c’est à lui qu’échoit le ministère de l’immigration !

Ne nous réjouissons donc pas de la disparition du ministère de l’identité nationale. L’ancien ministère est simplement requalifié.

Oui, la prétendue fin de ce ministère est un leurre, un leurre grossier.

10:10 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hortefeux, immigration, identité nationale, sarkozy, rama yade, condamnation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05/06/2010

Hortefeux condamné pour injure raciale ne peut pas faire comme si rien ne s'était passé

Brice Hortefeux le ministre de l’Intérieur des Collectivités territoriales et de l’Outremer a été condamné en première instance hier vendredi 4 juin par le tribunal correctionnel de Paris pour injure raciale. Le ministre devra s’acquitter d’une amende de 750 euros.

En septembre dernier, M. Hortefeux avait déclaré parlant d’un jeune militant UMP présenté comme arabe « Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes»

Ces propos avaient déclenché un tollé bien compréhensible.
Il faut se féliciter que la justice ait reconnu le caractère raciste des propos tenus par le ministre.
Il est important pour les valeurs de ce pays, que le Tribunal ait jugé en première instance que la phrase du ministre était «outrageante » et qu’elle stigmatisait des personnes «présentées négativement du seul fait de leur origine».

Brice Hortefeux.jpgBrice Hortefeux a annoncé qu’il faisait appel de la décision de justice qui n’est donc pas définitive.
La condamnation en première instance d’un ministre en exercice n’est pas banale. Elle est même grave.
Dans une République "exemplaire", il est inquiétant qu’un ministre qui plus est, le ministre de l’Intérieur censé lutter contre le racisme, soit condamné pour injure raciale.

Le  ministre de l’Intérieur et ancien ministre de l’Immigration ne doit pas faire comme si rien ne s’était passé.

Brice Hortefeux doit maintenant répondre aux questions légitimes soulevées par sa phrase jugée en première instance comme injure raciale et prendre très rapidement des initiatives fortes contre le racisme et les discriminations.
Brice Hortefeux doit donner des preuves de sa détermination à lutter contre le racisme et les discriminations.

10:20 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hortefeux, injure raciale, condamnation, justice, tribunal | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

20/04/2010

Propos de Zemmour condamnés par le CSA : France Télévisions doit en tirer les conséquences

Le CRAN avait, le16 mars dernier attiré l’attention du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) sur les propos d’Eric Zemmour tenus au cours de l’émission l’Hebdo diffusée sur France Ô le 6 mars 2010.

M. Zemmour a déclaré à plusieurs reprises au cours de cette émission que les chefs d’entreprise qui indiquent aux agences d’intérim « je ne veux pas de Noirs et d’Arabes » ont le droit de le faire.

Nous avions demandé au CSA de formuler publiquement un rappel très clair à l’encontre de M. Zemmour.

Eric Zemmour (Crédits photos AFP).jpgLe CSA vient de nous informer par une lettre datée du 13 avril 2010 que « 
réuni en assemblée plénière le 30 mars, le Conseil a condamné les propos tenus par M. Zemmour le 6 mars car il a considéré qu’ils étaient susceptibles de légitimer des actions illégales en raison de leur caractère discriminatoire »

Le Conseil n’a pas sanctionné France Télévisions car « les assertions de M. Zemmour » ont été « contredites par l’animateur et les autres intervenants en plateau, qui ont rappelé à plusieurs reprises le caractère délictuel des discriminations à l’embauche».

Le CSA a donc, « conclu que France Télévisions avait veillé à la maîtrise de son antenne et n’avait donc pas manqué à ses obligations législatives et réglementaires.»

Le Conseil réaffirme qu’il « veillera à ce que ne se banalise pas auprès du public, la diffusion d’assertions justifiant des pratiques contraires à la loi en raison de leur caractère discriminatoire ».

La réaction du Conseil supérieur de l’audiovisuel est satisfaisante.

Ce qui oppose nombre d’associations et maintenant l’organe de régulation du paysage audiovisuel français à M. Zemmour n’a rien à voir avec la liberté d’expression mais tout à voir avec sa justification des contrôles au faciès et son appel à la discrimination envers les « Noirs » et les « Arabes ».

La discrimination à l’embauche en raison de l’origine réelle ou supposée est illégale dans notre pays.

France Télévisions doit tirer  dans les plus brefs délais, toutes les conséquences de la condamnation des propos d'Eric Zemmour par le CSA

10:17 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zemmour, csa, condamnation, dérapage, racisme, discrimination, loi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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