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10/05/2015

Esclavage: Un Mémorial ACTe à la hauteur des enjeux

A l'occasion de la Journée de la mémoire de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions, le président de la République François Hollande a inauguré aujourd'hui à la Guadeloupe en présence de plusieurs chefs d'Etat africains et caribéens le Mémorial ACTe, un des plus importants lieux de mémoire jamais dédiés à l'esclavage.

La mémoire de l’'esclavage longtemps refoulée commence à trouver une juste place dans le récit national français depuis qu’en 2006 Jacques Chirac a décidé de faire du 10 mai la Journée commémorative l'esclavage en métropole.

Memorial ACTe, esclavage, commémorations, 10 mai, mémoire, François Hollande, Jacques Chirac, , musées, cntres culturels, nouveaux négriersLe Mémorial ACTe s'inscrit dans cette évolution qui permet à notre pays d’'assumer son passé et de s'engager dans des réparations uniquement collectives.

Le Mémorial ACTe permettra aux descendants des victimes de l’esclavage de comprendre et faire comprendre l'horreur.
I
l permettra également à l'ensemble des Français d’apprendre du passé pour s’approprier cette mémoire qui ne peut être qu’une mémoire commune, et non pas une mémoire de quelques-uns contre d'autres.

Les musées, les instituts ou les centres culturels autour de l’esclavage contribuent à ce que l'histoire commune rassemble la nation de manière apaisée.

La journée du 10 mai et l'inauguration du Mémorial ACTe de Pointe-à-Pitre sont aussi l'occasion de s'interroger sans polémiques inutiles sur la manière dont la mémoire de l'esclavage peut trouver sa juste place dans les programmes scolaires.
Une seule ombre au tableau: en voulant insister sur le combat toujours actuel de la lutte contre l’esclavage le président de la République a parlé des «nouveaux négriers» qui monnaient des cargaisons humaines.
M. Hollande aurait pu faire l’économie de l’expression « nouveaux négriers » qui est irrespectueuse et blessante. S’il y des nouveaux négriers, qui sont les nouveaux "nègres" ?

La langue française regorge de mots que le président de la République aurait pu utiliser.

10/05/2009

10 mai 2009 : absence du Chef de l’Etat et toujours pas de musée de l’esclavage

Nicolas Sarkozy ne participera pas cette année aux cérémonies du 10 mai alors qu’il est de tradition que le Chef de l’Etat assiste aux cérémonies officielles de commémoration des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions.

 

Or la République a besoin que tous les Français, donc symboliquement le chef de l’Etat (et pas seulement les Noirs de France) se souviennent ensemble de la mémoire des millions de victimes de ces crimes.

Je regrette cette absence inédite et la faute politique qu’elle représente.

Je m’’interroge sur la signification de ce refus de Nicolas Sarkozy de participer aux cérémonies du 10 mai 2009.

Je m’interroge aussi sur le refus systématiquement opposé par l’Etat à la demande d’une grande action culturelle populaire en mémoire de l'esclavage en France.

L’Etat se refuse toujours à organiser une action publique d’envergure pour célébrer l'abolition de l'esclavage et faire passer un message fort à la jeunesse de ce pays en particulier, et à tous nos concitoyens en général.

 

Ainsi, le musée national de l'esclavage, tant attendu est toujours en souffrance.

Le CPME (comité pour la mémoire de l’esclavage) issu de la loi « Taubira » du 21 mai 2001 avait proposé en 2005 que des mesures pour mieux faire connaître l’histoire de la traite négrière et de l’esclavage.

C’est dans ce cadre, qu’une mission avait été confiée à M. Edouard Glissant pour préfigurer le Centre de mémoire et de recherche sur la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions.

Mais depuis, M. Glissant n’a jamais eu les moyens nécéssaires pour une action marquante.

Le gouvernement actuel traîne des pieds sur la question de l’esclavage alors que la ville de Liverpool a inauguré en août 2007, le Musée international de l’esclavage (International Slavery Museum).

L’UNESCO quant à elle, multiplie les initiatives pédaogiques autour de l’esclavage avec notamment le projet de « la route de l'esclave ».
On ne peut que regretter qu’il n’y ait rien de tel en France, hormis quelques salles du musée de Nantes ou de Bordeaux, et un éco-musée de 15 m2 réalisé en Martinique par un citoyen isolé, sans subvention aucune. Ce citoyen qui fait de son mieux, fait à ce jour bien mieux que l'Etat !

Il est plus que temps que le gouverment suive enfin les recommandations du CPME et lance
la construction d’un musée national de l’esclavage en France.

06:10 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : commémorations, 10 mai, esclavage, devoir de mémoire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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