10.05.2009
10 mai 2009 : absence du Chef de l’Etat et toujours pas de musée de l’esclavage
Nicolas Sarkozy ne participera pas cette année aux cérémonies du 10 mai alors qu’il est de tradition que le Chef de l’Etat assiste aux cérémonies officielles de commémoration des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions.
Or la République a besoin que tous les Français, donc symboliquement le chef de l’Etat (et pas seulement les Noirs de France) se souviennent ensemble de la mémoire des millions de victimes de ces crimes.
Je regrette cette absence inédite et la faute politique qu’elle représente.
Je m’’interroge sur la signification de ce refus de Nicolas Sarkozy de participer aux cérémonies du 10 mai 2009.
Je m’interroge aussi sur le refus systématiquement opposé par l’Etat à la demande d’une grande action culturelle populaire en mémoire de l'esclavage en France.
L’Etat se refuse toujours à organiser une action publique d’envergure pour célébrer l'abolition de l'esclavage et faire passer un message fort à la jeunesse de ce pays en particulier, et à tous nos concitoyens en général.
Ainsi, le musée national de l'esclavage, tant attendu est toujours en souffrance.
Le CPME (comité pour la mémoire de l’esclavage) issu de la loi « Taubira » du 21 mai 2001 avait proposé en 2005 que des mesures pour mieux faire connaître l’histoire de la traite négrière et de l’esclavage.
C’est dans ce cadre, qu’une mission avait été confiée à M. Edouard Glissant pour préfigurer le Centre de mémoire et de recherche sur la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions.
Mais depuis, M. Glissant n’a jamais eu les moyens nécéssaires pour une action marquante.
Le gouvernement actuel traîne des pieds sur la question de l’esclavage alors que la ville de Liverpool a inauguré en août 2007, le Musée international de l’esclavage (International Slavery Museum).
L’UNESCO quant à elle, multiplie les initiatives pédaogiques autour de l’esclavage avec notamment le projet de « la route de l'esclave ».
On ne peut que regretter qu’il n’y ait rien de tel en France, hormis quelques salles du musée de Nantes ou de Bordeaux, et un éco-musée de 15 m2 réalisé en Martinique par un citoyen isolé, sans subvention aucune. Ce citoyen qui fait de son mieux, fait à ce jour bien mieux que l'Etat !
Il est plus que temps que le gouverment suive enfin les recommandations du CPME et lance la construction d’un musée national de l’esclavage en France.
Patrick Lozès candidat à l’élection présidentielle de 2012.
Le candidat de l’ascension sociale.
06:10 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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| Tags : commémorations, 10 mai, esclavage, devoir de mémoire |
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