30.05.2008
La virginité qualité essentielle déterminante ? Légal mais révoltant
Le Tribunal de grande instance de Lille a accordé l'annulation d'un mariage, à un « mari » qui le demandait et a motivé sa décision de la manière suivante « l'épouse acquiesçant à la demande de nullité fondée sur un mensonge relatif à sa virginité, il s'en déduit que cette qualité avait bien été perçue par elle comme une qualité essentielle déterminante du consentement de son époux au mariage projeté »
Certains diront que la justice a jugé le mensonge et non pas la virginité.
Ces arguments ne trompent personne ! L'époux a utilisé des moyens légaux pour parvenir à une fin révoltante.
Bien sûr l’article 180 du Code civil stipule que « ...S'il y a eu erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l'autre époux peut demander la nullité du mariage... ».
Ce sont d’abord les raisons de cette demande d'annulation de mariage qui sont consternantes mais la décision de justice pose également question. Car juger en 2008, que la virginité, implicitement celle de la femme uniquement, peut être considérée comme une qualité essentielle déterminante, n’est pas neutre.
On attend d'un juge qu'il applique le Droit avec sagesse et expérience, non pas qu'il encourage indirectement des coutumes d'un autre âge et qui vont à l’encontre des libertés individuelles.
Patrick Lozès candidat à l’élection présidentielle de 2012.
Le candidat de l’ascension sociale.
09:30 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
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| Tags : virginité, code civil, mariage |
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