10.03.2011
L’extrême-droite à l’UMP avec les propos de Chantal Brunel ?
J’ai indiqué sur ce Blog, les propos effrayants tenus le 1er mars dernier par la présidente du Front national (FN) qui répondait froidement sur RTL qu’elle souhaitait que l’on puisse « repousser dans les eaux internationales, les migrants qui voudraient entrer en Europe ».
On connaît l’extrême-droite et son infâme idéologie qu’il faut continuellement dénoncer pour que nous ne nous habituions jamais à accepter l’inacceptable.
Il est scandaleux que des propos de la même nature puissent être tenus par un député d’un parti de l’arc républicain.
La députée UMP Chantal Brunel a en effet déclaré le 8 mars dernier, tout aussi froidement que la présidente du FN qu’il fallait « remettre dans les bateaux » les immigrés « qui viendraient de la Méditerranée ».
Un si indigne propos a heureusement suscité un tollé. Jean-François Copé le secrétaire général de l’UMP et François Fillon le premier ministre ont tous les deux exprimé une désapprobation bienvenue.
On croyait que Mme Brunel avait compris pourquoi de tels propos sont inacceptables dans notre démocratie basée sur le respect des droits de l’homme, d’autant que le premier ministre avait affirmé avec insistance hier à l’Assemblée nationale « Chantal Brunel a tenu des propos que nous n’approuvons pas et sur lesquels elle s’est excusée ».
Des excuses ? Vraiment ? Le même soir, Mme Brunel déclarait sur Canal+ : "Un certain nombre de députés me soutiennent […] je n'ose pas vous dire beaucoup. Mais beaucoup de gens disent, "Chantal a dit ce que beaucoup de gens pensent"
Certes "les gens" sont inquiets de la crise et de ses conséquences mais ce n’est pas une raison pour recycler le discours simpliste de l’extrême du Front national.
Oui, nos concitoyens redoutent une vague d'immigration d’autant que la menace a été agitée au sommet de l’état.
Oui, il faut réagir face à tous ces évènements, mais la réaction doit être une réaction « à la française » c'est-à-dire adaptée et respectueuse de la personne humaine et des valeurs de la République.
On ne peut pas d’un côté fustiger ceux qui ne respecteraient pas les valeurs de la République et de l’autre, s’en affranchir soi-même pour des raisons purement électoralistes.
Le rôle des politiques est de comprendre les inquiétudes de la nation et d’y répondre non en se nourrissant des peurs, non par des propositions honteuses et scandaleuses, mais par des mesures réalistes et applicables.
Il est irresponsable d’accompagner les mouvements d’humeurs quelques fois dictés par une inquiétude légitime, car cela s’appelle démagogie et populisme.
Hélas, avec Chantal Brunel, l’extrême-droite n’a plus le monopole des mesures populistes et démagogiques.
Patrick Lozès candidat à l’élection présidentielle de 2012.
Le candidat de l’ascension sociale.
09:41 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| diversité
| Tags : brunel, canal +, fillon, copé, assemblée nationale, député |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
09.03.2011
Déchéance de nationalité abandonnée : le mal est déjà fait
Ainsi donc, la mesure-phare, la mesure-totem du énième projet la loi sur l’immigration, la mesure qui a mis le feu aux poudres le 30 juillet dernier a été abandonnée purement et simplement hier 8 mars 2011, juste avant le début l‘examen du texte par l’Assemblée nationale abandonnée purement et simplement. Tout ça pour ça serait-on tenté de dire.
Jusqu’ici la déchéance de la nationalité était réservée aux individus coupables d'atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ou d'acte de terrorisme.
Dans son discours de Grenoble le 30 juillet 2010, le président de la République nous disait que rien n’était plus important que de l’étendre aux personnes devenues françaises depuis moins de 10 ans qui se seraient rendues coupables de crime à l'encontre de personnes dépositaires de l'autorité de l'État.
Nicolas Sarkozy a ainsi lié de manière totalement injuste, les questions d'insécurité en France à une immigration "insuffisamment régulée"
" Nous allons réévaluer les motifs pouvant donner lieu à la déchéance de la nationalité française. Je prends mes responsabilités" "La nationalité doit pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un fonctionnaire de police d’un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique."
Aujourd’hui, tout cela semble oublié. Sauf qu’entre-temps le mal a été fait.
Il aurait mieux valu ne pas se mettre dans ce pétrin. La meilleure façon de se sortir d’une difficulté ? C’est peut-être de ne pas y être entré.
Oui le mal a été fait. L'extrême-droite a beau jeu maintenant de dénoncer la « lâcheté » de ceux qui reculent sur une mesure dangereuse.
Nous avons été très nombreux à nous opposer à cette mesure dès son annonce sentant bien tout le mal qu’elle ferait au pays.
Tout le monde voit bien aujourd’hui que cette mesure était bien un clin d’œil à l’extrême-droite.
Beaucoup de celles et ceux qui hier ne voyaient rien de mal dans cette mesure tournent casaque aujourd’hui.
Certes l’erreur est humaine, mais quand même !
Il paraît que le premier ministre François Fillon a annoncé hier que la décision d’abandonner cette disposition polémique avait été prise en accord avec le président de la République. Alors encore un effort : il reste maintenant à annuler le débat sur l’islam.
P.S. : Le collectif « Non à la politique du pilori » appelle à un rassemblement contre le projet de immigration, ce mercredi 9 mars, à Paris à 18h30 place Edouard-Herriot (face à l’Assemblée nationale). Malgré l'abandon du volet concernant la déchéance de la nationalité, le projet de loi contient toujours beaucoup de dispositions inacceptables.
Patrick Lozès candidat à l’élection présidentielle de 2012.
Le candidat de l’ascension sociale.
06:32 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| diversité
| Tags : déchéance, nationalité, sarkozy, grenoble, assemblée nationale, fn extrême droite, fillon, islam, débat |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
04.03.2011
Zemmour nouveau porte-parole de l'UMP ?
Les partis politiques ont les invités et les porte-paroles qu’ils peuvent.
Ainsi, Eric Zemmour, récemment condamné pour incitation à la haine raciale a été reçu en grande pompe par l’UMP.
M. Zemmour est donc le nouveau porte-parole de l’UMP ou plus exactement, Eric Zemmour dit tout haut ce que l'UMP pense tout bas.
Il est triste pour des parlementaires, représentants du peuple, de devenir, toute honte bue, supporters ou managers d’un individu condamné par la justice.
Dans une République exemplaire, il est extrêmement préoccupant que M. Zemmour ait été non seulement applaudi, mais ovationné, par les parlementaires (UMP) qui le recevaient.
Les propositions défendues par M. Zemmour sont à la fois choquantes et peu propices.
Dans le discours bruyamment salué qu’il a prononcé le 2 mars à l’Assemblée nationale, il a demandé la suppression des lois mémorielles notamment la loi Gayssot, visant à réprimer les propos racistes, antisémites ou xénophobes.
Est-il vraiment propice de libérer la parole antisémite dans le contexte actuel, comme le propose M. Zemmour ?
Est-il vraiment propice de libérer la parole raciste ?
Qui défend le mieux la République et ses valeurs entre les associations de défense des droits de l'homme, et des députés qui s'associent publiquement à un homme condamné par la justice pour incitation à la haine raciale?
La majorité actuelle s'enfonce dans l'injustice. Plus elle se rend impopulaire dans la population, et plus l’extrême droite monte dans les sondages.
La stratégie actuelle de l'UMP qui consiste à faire d'Eric Zemmour l'un de ses porte-paroles n'est pas seulement inqualifiable d'un point de vue républicain, elle est suicidaire. Car il se trouve, à droite, de nombreuses personnes qui sont opposées à ces dérives et qui sauront en tirer les conséquences.
Nicolas Sarkozy a été élu, en 2007, en partie avec les voix des minorités visibles, à qui il avait beaucoup promis. Non seulement ses promesses n'ont été tenues, mais le pays s'enfonce aujourd'hui dans des débats qui nous renvoient plusieurs décennies en arrière.
En lançant de tels débats et en soutenant ceux que la justice condamne pour incitation à la haine raciale les députés qui ont reçu M. Zemmour rapprochent l'UMP de l’extrême droite.
On banalise l’extrême droite pour mieux en faire un parti de gouvernement ?
Patrick Lozès candidat à l’élection présidentielle de 2012.
Le candidat de l’ascension sociale.
12:19 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| diversité
| Tags : zemmour, ump, députés, assemblée nationale, sarkozy, extrême droite |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook











