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18/08/2010

Foot : une insatisfaisante diversité des sanctions

Après la grève de Knysna et le naufrage de l’équipe de France en Afrique du Sud, la commission de discipline de la Fédération Française de Football (FFF) a rendu un verdict totalement insatisfaisant et absolument incompréhensible à l’encontre des 5 joueurs convoqués devant cette commission et ce...quelques heures seulement après avoir entendu les joueurs.  On a en le plus grand mal à comprendre les attendus de cette justice aussi opportune qu’expéditive.

Tout porte à croire que l’objectif était de punir quelques joueurs y compris n’importe comment afin de passer à autre chose.

Nicolas Anelka qui avait annoncé qu’il ne reviendrait plus en équipe de France a écopé de 18 matches de suspension.

Des joueurs de l'équipe de France.jpgLa commission de discipline de la FFF a également suspendu ceux qui ont été "désignés" comme meneurs ou responsables c'est-à-dire Patrice Evra pour cinq matches et Franck Ribéry pour trois, tandis que Jérémy Toulalan s'en tire avec un match.
Eric Abidal quant à lui est blanchi.
Si le principe d’une sanction peut se comprendre, une telle diversité dans les sanctions étonne d’autant plus que le dirigeants de le FFF s’en sortent eux totalement indemnes alors que leur responsabilité dans le fiasco ne peut être exclue.

Tout ça pour ça aurait-on tendance à dire, mais au moins a-t-on évité les sanctions prônées par les coupeurs de tête qui ici et là rien de moins que des « exclusions à vie ».
A part Nicolas Anelka, les joueurs sanctionnés n’en rajoutent pas et font même profil bas.
Il est temps de tourner la page.

14:38 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : football, anelka, ribéry, evra, toulalan, abidal, domenech, fff, knysna, afrique du sud | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/06/2010

La fédération française de football se délite

Porter le maillot bleu blanc rouge frappé du coq est un honneur. Le maillot de l’équipe de France se respecte.
Cependant, en se rebellant dimanche en Afrique du Sud, les joueurs de l’équipe de France de football n’ont pas manqué de respect au maillot de l’équipe de France.
Tout au plus ont-ils refusé d’être plus qu'ilns ne l'ont déja été, les dindons d’une farce organisée par les dirigeants d’une fédération française de football (FFF) totalement discréditée.

Une fédération empêtrée dans ses conservatismes, une fédération qui coopte en son sein des membres qui se ressemblent étrangement.
Cette fédération de football-là, incapable de révoquer à temps un sélectionneur inefficace a réussi l’exploit de donner au football français qui pourtant alimente les plus grands clubs du monde, une équipe nationale au sein de laquelle les joueurs s’ennuient et nous ennuient.

Jean-Pierre Escalettes.jpgCette fédération-là ne semble s’intéresser  qu’à ses propres intérêts.

L’exclusion de Nicolas Anelka samedi, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Oui Anelka devait être sanctionné, mais la fédération a voulu tirer avantage de l’affaire Anelka. Elle l’a fait comme a son habitude, c'est-à-dire en ne se grandissant pas.
Le résultat ? Les joueurs, leur capitaine Patrice Evra en tête, se sont sentis une nouvelles fois peu respectés par la FFF.

Oui, les joueurs de l’équipe de France ont manqué de décence pendant ce Mondial sud-africain, mais l’encadrement en a manqué encore plus. C'est la FFF qui a donné le mauvais exemple en répondant à son ministre de tutelle qui appelait à la décence concernant le choix de leur hôtel.

La fédération et les joueurs ont été fautifs en snobant Rama Yade (coupable d’avoir dit des vérités qui blessent) lors de sa visite en Afrique du Sud.
En cautionnant cette grossièreté faite à une ministre de la République, les dirigeants de la Fédération française de football ont ouvert la boîte de pandore.
Oui, Rama Yade avait raison.
La FFF manque vraiment de décence. Le plus inacceptable serait que Jean-Pierre Escalettes, président du bateau ivre qu’est devenu la FFF et quelques autres ne tirent pas les conséquences de leur pitoyable virée sud-africaine.

Il est temps qu’une nouvelle génération de dirigeants arrive à la tête de la Fédération française de football. Il est temps aussi que l’on en profite pour y faire une place accrue aux femmes et à la diversité.

20/06/2010

Anelka, un coupable idéal

En France, le football, c’est un peu plus que du sport.
Je n’ai pas, depuis la qualification hasardeuse de l’équipe de France de football pour la coupe du monde en Afrique du Sud, ménagé mes critiques envers les joueurs de notre équipe et surtout envers la fédération française de football qui a tendance à s’exonérer un peu facilement de ses responsabilités.

Cependant, j’éprouve aujourd'hui un certain malaise devant la très lourde sanction infligée à Nicolas Anelka. Il y a un je-ne-sais-quoi qui cloche dans cette histoire, qui cloche.

D’abord la punition à retardement amène forcément des questions : Pourquoi l’avoir laissé Anelka s’entraîner vendredi, de longues heures après l'altercation?
Pourquoi avoir attendu 48h pour l’exclure et surtout pourquoi avoir attendu la révélation de l’esclandre dans la presse pour prendre une telle décision?
Nicolas Anelka.jpgCertes les propos que l’on prête à Nicolas Anelka sont inacceptables, mais l’intéressé dément catégoriquement avoir utilisé les mots rapportés par la presse.

Bien sûr, on ne peut pas accepter qu'un sélectionneur soit impunément injurié, mais pour indéfendables qu’ils sont, les propos de Nicolas Anelka étaient des propos privés, tenus dans l'intimité d'un vestiaire et il y a une grande différence entre les propos privés et les propos publics.

Par ailleurs, nul ne dit vraiment les circonstances exactes dans lesquelles les propos ont été prononcés.

Une sanction s’impose dès lors que les propos sont rendus publics. D’où une question importante : Qui a informé la presse? Et...dans quel but?
Nous aurions donc tort de nous contenter de la version que veut bien nous servir la fédération française de football. Tout cela semble cousu de fil blanc. Anelka semble une victime expiatoire. Il fait d’ailleurs le coupable idéal d’une fédération, d’un sélectionneur et d’un groupe qui mérite amplement les critiques qui s’abattent sur eux. Anelka est un enfant des quartiers populaires de banlieues, c'est donc un irresponsable forcément...
Tout le monde va lui tomber dessus et la fédération pourrait sortir blanchie de ce fisaco complet. Trop gros.
Le scenario se met en place.
Déjà le philosophe Alain Finkielkraut qui déclarait...avec beaucoup, beaucoup de finesse en 2005 qu’il n’était qu’à porter le regard sur l’équipe de France de football pour constater qu’elle n’était pas « black-blanc-beur », mais « black-black-black », ce qui, ajoutait-il, « [faisait] ricaner toute l’Europe », tente déjà de se refaire une virginité sur le dos d’Anelka.

Et puis, on veut maintenant nous faire croire que les footballeurs doivent se comporter comme des rosières ou des premiers communiants !
Faut-il vraiment exclure toutes celles et ceux qui portant le maillot de l’équipe de France laissent échapper des jurons ou des grossièretés ?

A tous ceux qui estiment que le port du maillot de l’équipe de France est incompatible avec des mots que la morale réprouve, je propose de visionner la courte vidéo ci-dessous.

 

 

 

17:22 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anelka, football, coupe du monde, afrique du sud | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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