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10/12/2013

Hommage à Mandela: jour d’espérance, pas de tristesse

Ce 10 décembre 2013,  jour de l’hommage historique et planétaire rendu à Nelson Mandela au Soccer City à Soweto n’est pas un jour triste, c’est un jour d’espérance, un jour de rassemblement. Le monde a rendez-vous en Afrique du Sud, chez "Madiba". Peut-être d'ailleurs en ce jour l'homme africain entrera-t-il assez dans l'histoire?

Le père de la nation Arc-en-ciel aura un hommage à la démesure de son œuvre : 91 chefs d'Etat et de gouvernement en exercice, 10 anciens dirigeants, 86 têtes de délégation...Une cérémonie unique en son genre pour un homme exceptionnel qui fait l’unanimité et qui suscite le respect y compris chez ses adversaires d’hier. Chapeau bas M. Mandela.

Nelson Mandela.jpgCe n’est pas un jour triste, bien au contraire, car le message de tolérance et de pardon de l’ancien dirigeant de l’ANC résonnera avec force.

En ce 10 décembre 2013, le monde entier va entendre, analyser comprendre le message de cet homme qui a étonné le monde entier par son courage et ses leçons universelles.

1ère leçon : la loi du talion conduit à un cycle infernal. On ne peut pas lutter contre la haine en étant soi-même haineux. On ne peut pas lutter contre l’intolérance avec l'intolérance; On ne peut pas lutter contre les injustices si l'on est soi-même injuste.
Belle leçon pour tous ceux qui, notamment en France, croient pouvoir lutter contre les discriminations en attisant directement ou indirectement la haine de l’autre.

2ème leçon : le pouvoir ne sert pas à grand-chose si on ne s’en sert pas pour améliorer le sort des gens. Voilà un homme qui croupit dans une prison, qui en sort et qui devient président pays mais décide de ne faire qu’un seul mandat et abandonne le pouvoir...
Le héros de la lutte contre la ségrégation raciale donne une leçon à ceux qui exercent le pouvoir aujourd’hui et qui doivent apprendre à s’en servir pour plus de justice, moins de discriminations.

C’est valable en Afrique du Sud, mais c’est valable en France aussi

09:35 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mandela, hommage, soweto, afrique du sud, madiba, hollande, sarkozy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/12/2013

Hollande inspiré par Mandela s’attaquera aux discriminations

Depuis le décès de Nelson Mandela, le président de la République François Hollande multiplie les déclarations sur le héros de la lutte contre la ségrégation raciale.
C’est ainsi qu’il a indiqué le 6 décembre dernier lors de l’ouverture du sommet de l'Elysée pour la Paix et la Sécurité en Afrique, organisé à Paris, que Mandela était « un exemple de lucidité face aux dérives du pouvoir, et […] sera toujours la référence de la lutte contre le racisme, contre les discriminations, contre toutes les intolérances et les injustices » On ne saurait mieux dire !

Mais il ne suffit pas de parler. La lucidité commande à François Hollande de se rappeler qu’il est président d’une République au sein de laquelle subsistent "le racisme, les discriminations, les intolérances et les injustices". Le message du père de la nation arc-en-ciel est universel et il appartient aux responsables politiques qui " récupèrent" aujourd’hui son action, de comprendre le sens profond de son message.

Or depuis l’accession de François Hollande à la présidence de la République, ses actions concrètes pour lutter contre les discriminations sont inexistantes.
M. Hollande qui ira rendre un dernier hommage à Nelson Mandela devrait se souvenir que la plus belle manière de saluer sa mémoire est de s’atteler à rendre son propre pays, la France, plus juste.

Des mots, toujours des mots, rien que des mots
François Hollande a donné à son gouvernement, des visages qui accélèrent l’acceptation de la diversité de la France, mais il s’est arrêté à ce « fait du prince » qui s’apparente à du saupoudrage parce qu’il n’est suivi d’aucune politique publique de lutte contre les discriminations. Des mots, rien que de mots...

Hollande salue Mandela.jpgIl appartient au Président de la République, de donner l'exemple d'une démocratie moderne dans laquelle chacun se reconnaît, se retrouve, se respecte et accepte toutes les composantes de la nation.
L
es idéaux républicains constituent un bien précieux que les injustices, notamment celles liées aux discriminations en particulier dans le logement, dans l’emploi etc, ne doivent plus mettre à mal.

L’Etat, à son plus haut niveau, doit donner l’exemple de la cohésion nationale en mettant en place des politiques publiques visant à lutter contre les injustices et les discriminations.

En Afrique du Sud, M. Hollande ne devrait pas avoir trop de mal à mieux comprendre l’œuvre de Nelson Mandela et, sait-on jamais, à revenir en France inspiré de son exemple...

18/08/2010

Foot : une insatisfaisante diversité des sanctions

Après la grève de Knysna et le naufrage de l’équipe de France en Afrique du Sud, la commission de discipline de la Fédération Française de Football (FFF) a rendu un verdict totalement insatisfaisant et absolument incompréhensible à l’encontre des 5 joueurs convoqués devant cette commission et ce...quelques heures seulement après avoir entendu les joueurs.  On a en le plus grand mal à comprendre les attendus de cette justice aussi opportune qu’expéditive.

Tout porte à croire que l’objectif était de punir quelques joueurs y compris n’importe comment afin de passer à autre chose.

Nicolas Anelka qui avait annoncé qu’il ne reviendrait plus en équipe de France a écopé de 18 matches de suspension.

Des joueurs de l'équipe de France.jpgLa commission de discipline de la FFF a également suspendu ceux qui ont été "désignés" comme meneurs ou responsables c'est-à-dire Patrice Evra pour cinq matches et Franck Ribéry pour trois, tandis que Jérémy Toulalan s'en tire avec un match.
Eric Abidal quant à lui est blanchi.
Si le principe d’une sanction peut se comprendre, une telle diversité dans les sanctions étonne d’autant plus que le dirigeants de le FFF s’en sortent eux totalement indemnes alors que leur responsabilité dans le fiasco ne peut être exclue.

Tout ça pour ça aurait-on tendance à dire, mais au moins a-t-on évité les sanctions prônées par les coupeurs de tête qui ici et là rien de moins que des « exclusions à vie ».
A part Nicolas Anelka, les joueurs sanctionnés n’en rajoutent pas et font même profil bas.
Il est temps de tourner la page.

14:38 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : football, anelka, ribéry, evra, toulalan, abidal, domenech, fff, knysna, afrique du sud | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26/07/2010

Laurent Blanc plus fin politique que Domenech

Nul ne sait si Laurent Blanc le nouveau sélectionneur de l’équipe de France de football aura de meilleurs résultats sportifs que son prédécesseur Raymond Domenech, mais Laurent Blanc montre de bien meilleures dispositions...politiques que son prédécesseur.

L’annonce selon laquelle aucun des 23 joueurs grévistes en Afrique du Sud ne sera retenu pour le prochain match des Bleus face à la Norvège le 11 août prochain est un modèle du genre.

Tout d’abord Laurent Blanc montre son autorité et s’impose d’emblée.
Ensuite, cette décision intervenue lors du conseil fédéral de la Fédération française de football (FFF) de vendredi dernier le 23 juillet, clôt opportunément la polémique sur un sujet qui fâche et qui divise le conseil fédéral.

Laurent Blanc 2 (Crédits photo Reuters).jpgLaurent Blanc donne satisfaction à tous ceux qui réclament des sanctions notamment le grand public choqué autant par la mutinerie des Bleus le 20 juin à Knysna que par leur le fiasco sportif lors du Mondial sud-africain.
Enfin cette décision de fermeté apparente intervient pour un match…amical c’est-à-dire non seulement un match sans enjeu, mais une épreuve dont on sait qu’elle indispose sérieusement les professionnels du ballon rond.

Bref Laurent Blanc donne satisfaction à tout le monde. Tout le monde ? Pas vraiment. Les seuls mécontents de cette stratégie sont les tenants de la "punition graduée", les adeptes du bannissement des prétendus meneurs, ceux qui ont désigné des coupables avant toute enquête.

Un vrai politique ce Laurent Blanc qui tente de solder les comptes du mondial sud-africain comme un magicien avant les matchs à enjeu des éliminatoires de l’Euro ukraino-polonais de 2012, qui commenceront au mois de septembre.
Seule ombre à ce tableau, la fameuse commission d'enquête chargée par la FFF "d'établir les faits et les responsabilités dans le déroulement des événements du dimanche 20 juin à Knysna".
Cette commission composée de Laurent Davenas, avocat général près la Cour de Cassation, Jacques Riolacci, ancien président de la Commission de discipline de la LFP et de Patrick Braouezec, président de la Fondation du Football, doit rendre son rapport le 5 août c'est-à-dire le jour même ou Laurent Blanc présentera sa liste des joueurs retenus pour affronter la Norvège.

De quelle nature seront les sanctions qui découleront du rapport de la commission d’enquête ? Ces sanctions remettront-elles en cause le bel ordonnancement annoncé par Laurent Blanc ? Cà c’est une autre histoire !

13:11 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blanc, domenech, football knysna, mondial, afrique du sud | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

17/07/2010

Pour Thuram Bleus ont réveillé le racisme : consternant !

J’ai relu les phrases plusieurs fois tellement elles m’ont semblé grotesques et inacceptables.

Revenant sur les « conséquences dans la société française » de la grève de l'entraînement à Knysna des joueurs de l’équipe de France de football lors du Mondial en Afrique du Sud, l’ancien international et représentant des sportifs d'élite au Conseil fédéral de la Fédération française de football (FFF), Lilian Thuram a déclaré dans le journal l’Equipe de ce jour samedi 17 juillet.

«Par leur geste, les joueurs ont été capables de réveiller le racisme latent dans la société. Nous sommes dans le raccourci : "Les problèmes viennent du fait qu'il y a trop de Noirs en équipe de France". Quand vous arrivez à ce point à réveiller les mauvais côtés de la société, c'est que vous avez une responsabilité. En ce moment la fédération reçoit des courriers avec des licences déchirées et des lettres d'insultes racistes. Moi, je ne veux pas minimiser les faits
Des propos consternants.

Lilian Thuram.jpgJe ne sais pas sur quelles statistiques sérieuses M. Thuram se base pour juger du réveil du racisme depuis le...20 juin 2010, c'est-à-dire depuis environ 4 semaines!
Nous sommes dans le raccourci dit Lilian Thuram? Oui, en effet.
Juger du « réveil » du racisme latent et des « mauvais côtés de la société » à l'aune des lettres reçues à la FFF est...un peu court, pour rester aimable.

Entendons-nous bien, le racisme, c’est  la théorie de la hiérarchie des groupes humains, qui conclut à la nécessité de la préservation du groupe considéré comme supérieur.
Le racisme c’est une idéologie fondée sur la croyance en la supériorité de certains groupes humains par rapport à d'autres, c’est le droit des uns à dominer les autres.
Le racisme c’est un sentiment abject, c’est aussi la discrimination raciale, la stigmatisation, la diffamation, les injures, les actes violents.
Le racisme, ce sont des formes d'expression considérées comme des délits en France.

Les Bleus ont-ils vraiment réveillé tout cela depuis la grève du 20 juin 2010?

Il y a parmi les Bleus plusieurs joueurs qui ont déclaré avoir été victimes de racisme.
Comment alors M. Thuram, qui est plutôt connu pour tenir des propos réfléchis, peut-il accuser les victimes de racisme d’être la cause du racisme qu’ils subissent ?
Peut-on accuser les malheureuses  victimes d’agressions d’avoir provoqué leurs assaillants ?

«Par leur geste, les joueurs ont été capables de réveiller le racisme latent dans la société» : Mettez cette phrase dans la bouche d’un autre membre de la fédération française de football, et vous aurez un scandale !
Prononcés par un député disons de droite ces mots provoqueront à coup sûr un tollé bien compréhensible.

De deux choses l’une, ou M. Thuram a voulu dire autre chose, et dans ce cas, en homme responsable il faut qu’il clarifie ses propos, où alors, il assume ses déclarations, et il risque, hélas de ternir son image.

23/06/2010

Mondial 2010 : Nicolas Sarkozy doit tirer les leçons de la défaite

La victoire au Mondial de 1998 et l'élimination de 2010 sont les deux faces d’une même médaille.

Ces deux événements, qui bouleversent légitimement les Français, disent la même chose : ensemble et unis, les Français gagnent ; quand ils sont désunis, ils perdent.

La France d'aujourd'hui est à l'image de son équipe de football. C'est une équipe aux mille talents, mais qui gâche ses possibilités de réussite, par son incapacité à faire jouer collectivement son équipe "black-blanc-beur", et par sa tendance à dresser ses joueurs les uns contre les autres.

Je suis choqué par les commentaires plus ou moins racistes qui ont accompagné les défaites puis l’élimination de l’équipe de France de football.

Nicolas Sarkozy.jpgDans ce contexte difficile, le président de la République, Nicolas Sarkozy, doit envoyer un message d’union à la nation française.

Il doit saisir cette occasion car, désunie, la France ne pourra que continuer à perdre, dans tous les domaines. Désunie, la France ne pourra pas relever les défis qui l'attendent.

La diversité de la société française est la solution à la crise, et non un problème dans cette mondialisation, où la France a besoin de tous ses talents.

Il appartient au président de la République de le rappeler aujourd'hui et de lancer le message d'unité dont notre pays a, plus que jamais, besoin.

13:48 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, mondial, afrique du sud, équipe de france | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/06/2010

Alain Finkielkraut dérape sur l'équipe de France : attention à la dérive raciste

Alain Finkielkraut est philosophe, écrivain et essayiste. Il enseigne dans l’une des meilleures écoles de la République. Il est professeur de philosophie et d' « histoire des idées » à l'École polytechnique, mais parlez-lui de diversité, de minorités visibles, de « Noirs » et « d’arabes » et cet esprit si subtil s’emballe, jusqu’à en perdre le souffle et quelque fois plus, comme ce 18 novembre 2005 où il donne une interview au journal Haaretz.

Il déclare « Les gens disent que l'équipe nationale française est admirée par tous parce qu'elle est black-blanc-beur. En fait, l'équipe de France est aujourd'hui black-black-black, ce qui provoque des ricanements dans toute l'Europe. »


Après la publication de l’article et le tollé suscité, notre philosophe  dénonce le montage de cette interview par "des journalistes qui voulaient lui nuire" et il affirme que ses propos ont été "déformés par le journaliste"


Alain Finkielkraut.jpgMais voilà que 5 ans plus tard, en 2010, en Afrique du Sud, l’équipe de France est prise dans la tourmente détestable que l’on sait : Europe1, France Inter et le Journal du dimanche interrogent notre homme.

Mêmes causes mêmes effets : le 20 juin 2010 sur Europe 1 et dans le Journal du dimanche puis le 21 juin 2010 sur France Inter, le philosophe se lâche de nouveau et affirme que l'équipe de France de football souffre de « division ethnique » et de « division religieuse », et qu'elle serait une « équipe de voyous » à la « morale de mafia », « de gens qui se foutent de la France ». Alain Finkielkraut évoque une « génération caillera ».

« L’esprit de la cité qui se laisse dévorer par l’esprit des cités », « Si la France de ces petits caïds gagne, a-t-il conclu, ce sera une catastrophe ».

Comment ne pas dénoncer ces stéréotypes qui divisent les joueurs de l’équipe de France, et au-delà la population française dans son ensemble, entre les "gentils", d’un côté, et les "méchants issus des cité, des banlieues", de l’autre ?
Comment ne pas s'inquiéter d'une dérive raciste et de ce procès idéologique fait à la banlieue, à l’équipe de France de football et à la diversité française en général?

Le 9 octobre 2009, le même philosophe défendant Roman Polanski disait sur France Inter « l’amalgame, c’est la figure féroce par excellence, l’amalgame c’est le péché intellectuel capital » Il avait tellement raison.

Quels que soient ses résultats, l'équipe de France de football représente la France et doit être respectée, au même titre que La Marseillaise.

21/06/2010

La fédération française de football se délite

Porter le maillot bleu blanc rouge frappé du coq est un honneur. Le maillot de l’équipe de France se respecte.
Cependant, en se rebellant dimanche en Afrique du Sud, les joueurs de l’équipe de France de football n’ont pas manqué de respect au maillot de l’équipe de France.
Tout au plus ont-ils refusé d’être plus qu'ilns ne l'ont déja été, les dindons d’une farce organisée par les dirigeants d’une fédération française de football (FFF) totalement discréditée.

Une fédération empêtrée dans ses conservatismes, une fédération qui coopte en son sein des membres qui se ressemblent étrangement.
Cette fédération de football-là, incapable de révoquer à temps un sélectionneur inefficace a réussi l’exploit de donner au football français qui pourtant alimente les plus grands clubs du monde, une équipe nationale au sein de laquelle les joueurs s’ennuient et nous ennuient.

Jean-Pierre Escalettes.jpgCette fédération-là ne semble s’intéresser  qu’à ses propres intérêts.

L’exclusion de Nicolas Anelka samedi, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Oui Anelka devait être sanctionné, mais la fédération a voulu tirer avantage de l’affaire Anelka. Elle l’a fait comme a son habitude, c'est-à-dire en ne se grandissant pas.
Le résultat ? Les joueurs, leur capitaine Patrice Evra en tête, se sont sentis une nouvelles fois peu respectés par la FFF.

Oui, les joueurs de l’équipe de France ont manqué de décence pendant ce Mondial sud-africain, mais l’encadrement en a manqué encore plus. C'est la FFF qui a donné le mauvais exemple en répondant à son ministre de tutelle qui appelait à la décence concernant le choix de leur hôtel.

La fédération et les joueurs ont été fautifs en snobant Rama Yade (coupable d’avoir dit des vérités qui blessent) lors de sa visite en Afrique du Sud.
En cautionnant cette grossièreté faite à une ministre de la République, les dirigeants de la Fédération française de football ont ouvert la boîte de pandore.
Oui, Rama Yade avait raison.
La FFF manque vraiment de décence. Le plus inacceptable serait que Jean-Pierre Escalettes, président du bateau ivre qu’est devenu la FFF et quelques autres ne tirent pas les conséquences de leur pitoyable virée sud-africaine.

Il est temps qu’une nouvelle génération de dirigeants arrive à la tête de la Fédération française de football. Il est temps aussi que l’on en profite pour y faire une place accrue aux femmes et à la diversité.

20/06/2010

Anelka, un coupable idéal

En France, le football, c’est un peu plus que du sport.
Je n’ai pas, depuis la qualification hasardeuse de l’équipe de France de football pour la coupe du monde en Afrique du Sud, ménagé mes critiques envers les joueurs de notre équipe et surtout envers la fédération française de football qui a tendance à s’exonérer un peu facilement de ses responsabilités.

Cependant, j’éprouve aujourd'hui un certain malaise devant la très lourde sanction infligée à Nicolas Anelka. Il y a un je-ne-sais-quoi qui cloche dans cette histoire, qui cloche.

D’abord la punition à retardement amène forcément des questions : Pourquoi l’avoir laissé Anelka s’entraîner vendredi, de longues heures après l'altercation?
Pourquoi avoir attendu 48h pour l’exclure et surtout pourquoi avoir attendu la révélation de l’esclandre dans la presse pour prendre une telle décision?
Nicolas Anelka.jpgCertes les propos que l’on prête à Nicolas Anelka sont inacceptables, mais l’intéressé dément catégoriquement avoir utilisé les mots rapportés par la presse.

Bien sûr, on ne peut pas accepter qu'un sélectionneur soit impunément injurié, mais pour indéfendables qu’ils sont, les propos de Nicolas Anelka étaient des propos privés, tenus dans l'intimité d'un vestiaire et il y a une grande différence entre les propos privés et les propos publics.

Par ailleurs, nul ne dit vraiment les circonstances exactes dans lesquelles les propos ont été prononcés.

Une sanction s’impose dès lors que les propos sont rendus publics. D’où une question importante : Qui a informé la presse? Et...dans quel but?
Nous aurions donc tort de nous contenter de la version que veut bien nous servir la fédération française de football. Tout cela semble cousu de fil blanc. Anelka semble une victime expiatoire. Il fait d’ailleurs le coupable idéal d’une fédération, d’un sélectionneur et d’un groupe qui mérite amplement les critiques qui s’abattent sur eux. Anelka est un enfant des quartiers populaires de banlieues, c'est donc un irresponsable forcément...
Tout le monde va lui tomber dessus et la fédération pourrait sortir blanchie de ce fisaco complet. Trop gros.
Le scenario se met en place.
Déjà le philosophe Alain Finkielkraut qui déclarait...avec beaucoup, beaucoup de finesse en 2005 qu’il n’était qu’à porter le regard sur l’équipe de France de football pour constater qu’elle n’était pas « black-blanc-beur », mais « black-black-black », ce qui, ajoutait-il, « [faisait] ricaner toute l’Europe », tente déjà de se refaire une virginité sur le dos d’Anelka.

Et puis, on veut maintenant nous faire croire que les footballeurs doivent se comporter comme des rosières ou des premiers communiants !
Faut-il vraiment exclure toutes celles et ceux qui portant le maillot de l’équipe de France laissent échapper des jurons ou des grossièretés ?

A tous ceux qui estiment que le port du maillot de l’équipe de France est incompatible avec des mots que la morale réprouve, je propose de visionner la courte vidéo ci-dessous.

 

 

 

17:22 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anelka, football, coupe du monde, afrique du sud | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/06/2010

Mandela devrait ouvrir le Mondial sud africain

Le premier président noir d'Afrique du Sud Nelson Mandela devrait être présent pour la cérémonie d'ouverture du Mondial 2010 de football vendredi prochain, ce qui n’était pas sûr il y a à peine quelques heures.
En effet Mandela n'est plus tout jeune. Il aura 92 ans en juillet, et sa santé chancelante le contraint à ne plus se montrer que très rarement en public.
On ne l’a d’ailleurs plus vu en public depuis 4 mois quand il avait assisté dans le Parlement sud-africain à la cérémonie marquant le 20e anniversaire de sa libération.
Nelson Mandela.jpgMais Mandela a une histoire toute particulière avec  cette coupe du monde de football en Afrique du sud. Il y a six ans il avait mis tout son poids dans la bataille pour l’attribution, de la Coupe du monde à son pays.

Sans Mandela, la Coupe du monde de football n’aurait vraisemblablement jamais été organisée sur le continent africain.
La coupe du monde de football est ne l’oublions pas, l’évènement sportif qui réuni le plus de monde sur cette terre. On parle d’une audience cumulée de 26 milliards de spectateurs devant leurs écrans de télévision.

Mandela, c’est autre chose. Mandela, c’est le symbole de la lutte pour l’égalité entre les Noirs et les Blancs. C’est le héros de la lutte anti-apartheid sans effusion de sang, c’est celui qui a réussi la réconciliation entre Blancs et Noirs en évitant le chaos.
La présence de Mandela en ce 11 juin dans le stade de Soccer City pour la cérémonie d'ouverture du Mondial-2010 apportera un supplément d’humanisme à cet évènement planétaire.

08:03 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mandela, mondial, football, afrique du sud, soccer city, blancs, noirs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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