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25/05/2010

Elus et associatifs redoutent de nouvelles émeutes en banlieue

Comme de nombreux responsables associatifs quarante-quatre maires appartenant aussi bien à la majorité qu’à l’opposition appellent le gouvernement à se mobiliser enfin concrètement en faveur des banlieues qui peuvent exploser à tout moment. "Faudra-t-il de nouvelles émeutes pour que les pouvoirs publics s'intéressent à nos villes et à ceux qui y vivent ?", écrivent avec justesse ces maires.

Les élus et les associatifs craignent de nouvelles émeutes en banlieue.
Comme ces maires, je regrette que seule la délinquance semble attirer l’attention notamment du gouvernement.

François Fillon.jpgIl faut rappeler que émeutes de 2005 n’étaient pas le fait de trafiquants ou de voyous récidivistes.
La plupart des jeunes gens arrêtés et jugés à Bobigny à la suite de ces émeutes.
n’étaient pas connus des services de police.

Il est temps que le gouvernement et le premier ministre trouvent des solutions, aux problèmes concrets qui minent ces banlieues et qui sont: le chômage, la discriminations, les difficultés de transports, les mauvaises conditions pour se loger, l'absence de services publics, sans oublier l'échec scolaire par la mauvaise répartition des moyens qui vient d'être soulignée par la Cour des comptes...

Il est indispensable que François Fillon le premier ministre profite du Conseil national des villes qui se tient aujourd’hui pour annoncer des mesures fortes, susceptibles de redonner espoir à ceux dans les banlieues attendent tout de la République.

Sinon ?
Sinon nous irons inévitablement vers un scénario catastrophe : Claude Bartolone le président du Conseil général de Seine-Saint-Denis n’y va pas par 4 chemins : il a déclaré dans une récente interview : « A tout moment, la Seine-Saint-Denis peut revivre la crise de l'automne 2005 »
On se demande si tout le monde s'en s'en rend bien compte.

08:13 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : emeutes, automne 2005, bartolone, fillon, banlieue | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

02/12/2009

La bombe à retardement des ZUS

Une ZUS est une zone urbaine sensible. Il y a 751 ZUS en France, regroupant  4,5 millions d'habitants. En 1996 ces ZUS ont été définies en prenant en compte des critères d'emploi et de présence de grands ensembles.

Lundi dernier le 30 novembre, l'observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus) a rendu son rapport annuel.
Sans surprise ce rapport montre la gravité de la situation dans les quartiers sensibles.
En lisant ce rapport, on a une explication très crue des causes des émeutes de 2005 et de ses suites.

Barre d'immeubles.jpgD’après  l'Onzus, 33,1 % des habitants des ZUS vivent en dessous du seuil de pauvreté (c'est-à-dire qu’ils  vivent avec moins de 908 euros par mois) contre 12 % pour le reste du territoire national.

Pour les habitants de moins de 18 ans de ces ZUS on atteint le chiffre faramineux de 44,3 % de personnes qui vivent  en dessous du seuil de pauvreté.
Côté chômage, ce n’est pas mieux. Le taux de chômage des ZUS est…de 17%.
Depuis 2005, on parle beaucoup, mais on agit peu contre la logique de ghetto qui s’installe dans ces ZUS. Cette logique de ghetto aura forcément des conséquences.

Voilà donc des jeunes hommes durablement installés dans le désespoir et un sentiment légitime d'exclusion sociale et de marginalisation
Comment ne pas voir les risques de radicalisation ?

Le plus urprenant, c’est que 2 jours après, les affaires continuent comme si de rien n’était face à cette bombe à retardement.

07:54 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zus, zone urbaine sensible, ghetto, émeutes, 2005 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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