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27/11/2011

Vouloir assainir la vie publique et montre l'exemple

Alors que j’ai fait de l’assainissement de la vie publique la priorité absolue de mon programme, le Journal du Dimanche publie un article du 27 novembre intitulé « Le candidat du CRAN visé par une enquête préliminaire ». Si personne ni rien ne m’accuse, une telle information m’appelle à faire preuve de responsabilité.

Cela me donne ainsi non seulement l’occasion de préciser plusieurs points importants, mais aussi de m’exprimer sur mon engagement pour la transparence en politique, qui était appelé à devenir un axe fort de ma campagne.

Précisions

Je tiens à apporter des éclaircissements nécessaires quant au contenu de cet article :

1. Tout d’abord, je n’ai jamais été informé d’une telle enquête, et je ne suis en aucun cas accusé de « blanchiment » ni « d’abus de confiance ». C’est le journaliste auteur de l’article lui-même, Stéphane Joahny, qui m’a mis au courant de l’existence d’une enquête préliminaire lancée en octobre. Je ne peux, sur ce point, que faire part de ma plus grande stupéfaction.

2. Il ne me semble en revanche pas étonnant que le fait d’être candidat à une élection nationale implique d’être davantage « contrôlé ». J’en ai toujours eu conscience et cela ne m’a jamais inquiété. Je ne suis ni le premier ni le dernier citoyen français engagé en politique à faire l’objet de contrôles financiers. Je perçois les demandes de renseignement comme normales. Ainsi, même si j’aurais aimé être informé directement d’une éventuelle enquête préliminaire en cours, je ne vois rien pour l’heure qui puisse s’apparenter à une quelconque manipulation ou pression sur ma candidature.

3. Cet article comporte deux éléments factuellement faux qu’il convient de clarifier immédiatement :

·       je ne suis en aucun cas le candidat du CRAN, association qui n’a aucun lien avec ma candidature,
·      
je n’ai jamais touché de salaire de 15 000 euros par mois, puisque mes rémunérations salariées sur les quatre dernières années étaient situées entre 400 et 3600 euros nets par mois, montants autrement plus modestes.

4. J’ai tenu à prouver ma bonne foi au journaliste du Journal du Dimanche en lui montrant moi-même les documents relatifs à mes anciennes activités à la tête du CRAN ou à mes activités professionnelles, lui permettant ainsi de développer son article.

« Je montrerai l’exemple »

Je n’ai aucune inquiétude ni aucune réticence, surtout du moment que je m’engage dans la vie publique, à faire état d’une transparence absolue quant à mes revenus et au financement de mes activités passées, présentes et futures.

Très concrètement, j’ai exercé ou exerce trois types d’activités :

·      
Une activité associative, en tant que président du CRAN, dont j’ai été le président de novembre 2005 à juin 2011. Dans ce cadre, compte tenu de l’état de la trésorerie de l’association, j’ai été amené à avancer à plusieurs reprises sur mes deniers personnels des dépenses que celle-ci m’a remboursées a posteriori. Je n’ai jamais touché de rémunération pour cette fonction, qui était un engagement bénévole. Les comptes de l’association sont établis par un expert-comptable et leur conformité est certifiée par un commissaire aux comptes indépendant, et ils ont été validés par une décision de justice en date du 7 avril 2011.

·       Une activité professionnelle, en tant qu’entrepreneur indépendant, au sein de la société de conseil L&A. Cette société a notamment pour client depuis 2010, une ONG humanitaire, pour un contrat s’élevant à 15 000 euros par mois (montant comptabilisé dans le chiffre d'affaires et ne constituant en aucun cas un salaire), montant qui n’a rien d’exceptionnel. Ma mission a consisté à conseiller cette organisation pour mettre en œuvre une démarche de transparence et de responsabilité, pour certifier notamment en France la réalité de son travail sur le terrain, la doter de relais reconnus pour ses activités en Afrique, et la doter de conseils juridiques.

·       Une activité politique, qui repose sur la création du parti centriste « Allez la France » et ma candidature à l’élection présidentielle. L’ensemble des financements liés à cette activité est naturellement voué à être également certifiée.

En tant que candidat, mon programme, qui sera présenté publiquement dans quelques semaines, met l’accent avant toute chose sur l’assainissement de la vie publique et la responsabilité. Je compte bien évidemment appliquer à moi-même, en premier lieu, les principes auxquels je crois et qui fondent mon engagement. Je me dois de montrer l’exemple.

Aussi rendrai-je prochainement public un état complet de mes revenus et de mon patrimoine. Une démarche qui me semble saine et à laquelle devrait se soumettre tout candidat à des fonctions publiques soumises au suffrage universel.

 

Patrick Lozès

16:46 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/11/2011

« En 2012, ne votez pas blanc » !

Je lance aujourd’hui, une opération intitulée « En 2012, ne votez pas blanc ».

Basée sur une importante campagne d’affichage et de nombreux déplacements sur le terrain, elle sera principalement déployée en banlieue parisienne. Pourquoi ? Parce ces quartiers populaires sont aussi les zones où l'abstention est traditionnellement la plus forte.

Poster NVPB quadri.jpgJe marque ainsi le coup d’envoi d’une campagne dont les maîtres mots sont l’amour de la France et le retour de l’ascension sociale républicaine.

Lutter contre l’éloignement de la politique dans les quartiers populaires.
Le message « Ne votez pas blanc » poursuit un objectif clair : faire réagir sur une question taboue : la défiance sans précédent dans les quartiers populaires vis-à-vis de la politique et l’auto-éviction de la vie de la nation de millions de citoyens qui se sentent mis sur le côté.

En effet, lors des élections régionales de 2010 des taux d'abstention avoisinant les 70 % y ont été enregistrés. Ainsi, le taux d’abstention lors du 2ème tour des élections régionales à Clichy-sous-Bois était de 69%. Tout un symbole.
Ce recours au second degré vise par ailleurs à anticiper les caricatures concernant ma candidature, je suis trop souvent considéré à tort comme le candidat des minorités.

Seul candidat issu de Seine-Saint-Denis et des ses quartiers populaires j’offre un choix différent, auquel tous les citoyens peuvent s’identifier : Je sais ce que c’est de faire face aux a priori, aux discriminations, au plafond de verre pour se faire une place dans notre société. Je sais l’énergie incroyable que recèlent nos quartiers et quels sont les leviers qui sauront la libérer pour servir notre économie plutôt qu’alimenter de nouvelles explosions de colère.

La candidature de l’ascension sociale républicaine
L’affiche porte par ailleurs le slogan "Pour un Président de l'ascension sociale", parce que je serai dans cette campagne la preuve incarnée de l’ascension sociale républicaine, de cette promesse oubliée de notre contrat social. Je suis l’un des seuls candidats évoluant dans un milieu social dont je ne suis pas issu par la naissance ou l’héritage. Cela me confère une vision très pragmatique des problèmes, et des solutions basées sur ce qui marche plutôt que sur de grandes intentions qui ne marchent pas.

Mon programme qui sera dévoilé intégralement au cours de ce mois de novembre 2011, reposera ainsi sur deux piliers fondamentaux :
-
des mesures à « coût nul » pour le budget de l’Etat, voire permettant sa réduction
- des propositions abandonnant la logique uniforme des grands ensembles « qui enferment et étouffent » pour se focaliser sur des solutions individualisées. Je propose ainsi l’abandon pur et simple du principe des ZEP pour créer un statut « d’élèves à besoin éducatif prioritaire », nouvel étalon de l’allocation des ressources.

Enfin, c’est en patriote fier et assumé que je conduirai ma campagne. Je veux prouver que l’amour de ce pays et de ses valeurs n’est le monopole de personne. Et que l’amour, cela va dans les deux sens : une France exigeante avec ses citoyens c’est aussi une France qui comprend les exigences de ceux qui veulent contribuer à son projet collectif. Oui, nul n’a le monopole de l’amour de la France !

Fondateur du parti politique « Allez la France ! », j’ai, 46 ans, et je suis candidat à l’élection présidentielle de 2012.

03/10/2011

Borloo renonce, les idées centristes demeurent

Jean-Louis Borloo a annoncé hier sur TF1, qu’il ne se présenterait pas à l’élection présidentielle de 2012.

La candidature à l’élection présidentielle n'est jamais anodine. C’est une décision que l’on ne saurait prendre à la légère. Il faut donc respecter le choix de Jean-Louis Borloo.

borloo,centrisme,2012,présidentielle,économie,criseJe n'ai pas été surpris par cette décision cohérente et même logique, car Jean-Louis Borloo et tous les autres centristes qui ont participé aux gouvernements de Nicolas Sarkozy auraient eu le plus grand mal à expliquer ce qui les différencie aujourd’hui d’un président dont ils ont appliqué la politique pendant de longues années.

Pour autant, les valeurs centristes ne seront pas absentes du débat de la présidentielle de 2012.
Je compte bien défendre les idées républicaines, sociales, humanistes et européennes du centrisme. C’est la raison pour laquelle j’ai annoncé ma candidature et que je sillonne notre pays pour lui faire prendre conscience de ses atouts.
En effet, La France a des richesses. Tous ces enfants Français qui comprennent deux langues, qui ont deux cultures, représentent une énorme richesse dans la mondialisation. La France est l'un des pays les mieux armés dans la mondialisation.

Nous traversons une crise économique et sociale d’une rare violence. Nous devons décréter la mobilisation générale pour l'emploi. Pour cela, nous avons besoin de tout monde.

La diversité de la France n’est donc pas une option en ces temps compliqués; c’est une nécessité vitale pour notre économie.

10:41 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : borloo, centrisme, 2012, présidentielle, économie, crise | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

30/09/2011

En revenant de Fort-de-France

Je rentre d’un périple à la Guadeloupe et à la Martinique. Un voyage fructueux à tous les sens du terme.
Européen convaincu j’ai souhaité que mon premier déplacement après l’officialisation de ma candidature à la présidentielle, le 22 septembre dernier, soit symboliquement pour Strasbourg, puis je me suis envolé vers les Antilles.

Certes, je me suis rendu dans ces départements d’Outre-mer pour y chercher les précieuses signatures d’élus nécessaires à toute candidature à la présidentielle, et de ce point de vue, la satisfaction était totale, mais je m’y suis aussi rendu parce que les problématiques et les spécificités de ces départements sont au cœur des préoccupations que je défends dans cette campagne : l’emploi et l’éducation.

Je ne dirai jamais assez que les quatre dernières places du classement Eurostat des régions d'Europe où le taux de chômage est le plus élevé sont occupées par...quatre départements d'Outre-mer français : Peut-on continuer à tolérer que le chômage des jeunes de 15 à 24 ans soit de 56 % à la Guadeloupe et de 48 % à la Martinique ?

aint-louis,augustin,raymond,laguerre,didier,paquit,yvon,fort-de-france,martinique,présidentielle,2012,réunion,guadeloupeEt puis, au moment de me lancer dans cette campagne, il me semblait essentiel de faire le pèlerinage antillais car je garde au fond de moi, une rencontre inoubliable avec un petit homme dans l’ancienne mairie de Fort-de-France.
Un petit homme physiquement car il était au soir de sa vie, mais un immense bonhomme qui avait gardé intact, sa vision du monde et qui avait eu le génie de penser puis de toujours chercher à affirmer qu’une identité n’était nullement incompatible avec une visée universelle, bien au contraire.

A Fort-de-France en discutant, sous l’ombre tutélaire de ce géant, avec son 2ème successeur Raymond Saint-Louis-Augustin le maire actuel de la ville, je ne pouvais m’empêcher de penser aux mots de ce grand humaniste lors de notre conversation en 2006…

Photo:

Avec le Maire de Fort-de-France dans son bureau en compagnie de Didier Laguerre secrétaire général du PPM (à gauche), d’Yvon Paquit premier adjoint au Maire (à droite) et …sous le regard du grand homme

29/09/2011

Conversation avec Elie Domota

Lors de mon déplacement de cette semaine à la Guadeloupe pour y rencontrer la population guadeloupéenne, des personnalités locales et des élus syndicaux j’ai eu une très longue conversation avec Elie Domota, le Secrétaire général de l’UGTG et leader du LKP.

Avec Eli Domota à Pointe-à-Pitre.jpgElie Domota était accompagné de 8  autres personnes représentant les différentes forces syndicales de la Guadeloupe.

A la suite de ma longue conversation avec ces leaders syndicaux, je reste persuadé que nous ne pouvons plus faire l'impasse sur les causes profondes de la situation économique désastreuse dans les DOM et nous contenter de mesures de colmatage.

Il n’est pas acceptable que le chômage des jeunes de 15 à 24 ans soit de...56 % à la Guadeloupe, c’est-à-dire le plus élevé de l'ensemble des départements français.

La situation en Guadeloupe reste explosive et l’élection présidentielle de 2012 doit être l’occasion de tirer collectivement les leçons de notre aveuglement sur la situation dans les départements d'Outre-mer et de lancer une réflexion d'ensemble sur ces territoires.

La Guadeloupe ne demande pas la charité, elle réclame la justice.

21:50 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : domota, lkp, ugtg, guadeloupe, chômage, 2012, présidentielle | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/09/2011

Pourquoi je veux que la France renoue avec sa diversité

Ce 22 septembre 2011,  jour anniversaire de la proclamation de l'an I de la Première République, je déclarerai officiellement ma candidature à l’élection présidentielle 2012 à 19h à la Bellevilloise (19-21, rue Boyer Paris 20ème).

 

J'ai publié ce matin sur le Monde.fr un article intitulé "Pourquoi je veux que la France renoue avec sa diversité"

Cet article est reproduit ci-dessous.

Je suis Français. Je suis né au Bénin, le 13 janvier 1965. Je suis noir. Et je suis candidat à l'élection présidentielle.

Je me présente à l'élection présidentielle parce qu'aimant profondément mon pays, je ne peux me résoudre à voir notre contrat social vidé de son sens par le défaitisme et les divisions.

Je tiens autant que beaucoup de mes compatriotes à notre héritage commun, à l'esprit frondeur de Jeanne d'Arc, à l'intelligence de Pascal, à l'esprit des Lumières, au courage de Victor Schœlcher, aux acquis du Front populaire ou à la grandeur d'un De Gaulle.

Mais je sais aussi, pour être souvent considéré comme un fils "adoptif" de la France, que notre patrie ne traite pas encore, en 2011, ses enfants indifféremment. Que nos principes de liberté, d'égalité et de fraternité sont plus que jamais à géométrie variable selon que l'on soit né riche ou pauvre, Français de "souche" ou de sang mêlé.

Notre République, "une et indivisible", requiert un effort permanent de combinaison de contraires apparents : ordre et progrès, liberté et intégration, unité et diversité. Je suis persuadé que la remise en cause systématique et assumée au plus haut niveau de cette alchimie fondatrice est grandement responsable de la perte de confiance et de repères qui saisit nos concitoyens.

Je veux contribuer à remettre à l'endroit ce qui fait le sel de notre vivre ensemble, de notre dynamisme et de notre singularité dans le monde. Je veux rappeler avec force l'un des fondements de notre identité nationale : la diversité de la France n'est pas une menace. Elle en est le moteur. Et elle est plus que jamais, dans la mondialisation, sa plus grande chance.

La France est devenue un pays riche parce qu'elle a accueilli en son sein toutes les énergies convergeant vers un projet commun.

Il n'est plus tolérable que nos institutions demeurent aveugles à cette diversité qui fait notre richesse. Je pense à tous ces "invisibles", à ces oubliés de la République, à ces minorités paradoxalement qualifiées de "visibles", à ces communautés qui voudraient s'ouvrir mais que l'on enferme, à ces jeunes de banlieue dont l'envie de vivre ne peut se satisfaire que des rares interstices laissés par un Etat absent.

Rien ne sert de chercher du pétrole dans nos sous-sols : il y a là notre plus large réservoir d'énergies et de talents inexploités.

Ce constat irriguera les propositions que j'émettrai tout au long de la campagne. Je veux en présenter ici les deux principaux piliers. Et avancer d'ores et déjà deux premières propositions concrètes.

Tout d'abord, il est urgent de relever les institutions fondamentales de notre modèle républicain, de les remettre en phase avec la réalité d'une société dont elles se sont coupées. Je pense ici en priorité à l'éducation. Il n'est plus admissible, en 2011, que des écoles, des collèges ou des lycées entiers ne soient composés en quasi intégralité que d'élèves soit blancs soit de couleur. Et que les différences ethniques et sociales recoupent celles de la qualité des enseignements et des moyens. Puisque la ségrégation raciale et sociale est aussi géographique, je propose ainsi le déploiement d'un service public national de transport scolaire organisé pour promouvoir la mixité au sein des établissements.

Le second pilier de ma campagne est économique. Il met la priorité sur les viviers de ressources inexploitées que représente cette France "invisible". D'après un sondage de l'institut CSA de 2009, 49 % des Français issus des minorités visibles disent avoir envisagé de créer leur entreprise. Ce chiffre grimpe à 59 % chez les moins de 30 ans.

Je propose la création d'un fonds d'investissement et d'une Agence nationale pour le développement des activités économiques des talents émergents, qui s'adresserait en priorité aux jeunes aux revenus modestes, exclus du monde du travail, ayant un projet entrepreneurial.

Quelques associations et fondations œuvrent avec succès en ce sens en France, mais à petite échelle. Mon modèle est celui de la MBDA, la Minority Business Developement Agency, fondée aux Etats-Unis par Richard Nixon en 1969. Le succès de cette politique a été phénoménal. Elle a permis la création de près de 5 millions d'entreprises, soit plus de 20 % des entreprises du pays, pour un chiffre d'affaires de 495 milliards de dollars, en croissance de 343 % sur dix ans.

Il s'agit ni plus ni moins de libérer des énergies que notre pays s'évertue à étouffer parce que certains se refusent à le voir tel qu'il est. Avec ses atouts, ses contraintes et toutes ses richesses.

Cela a toujours été le sens de mon engagement. Tout d'abord en politique, il y a dix ans, par adhésion aux valeurs centristes. Puis en fondant le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN) en 2005, avec un même objectif. Je n'ai peut-être pas toujours été compris dans un univers médiatique où l'on aime coller des étiquettes, mais j'ai toujours agi par souci de faire avancer, à mon humble échelle, la société française.

Je la vois aujourd'hui, sous la férule d'une droite à la dérive, se figer. Or une mobilité sociale qui se bloque, c'est une société qui décline, qui ne va plus de l'avant. C'est un pays qui bride son potentiel de créativité et refuse le droit de l'aimer à ceux qui désirent s'élever en son sein. Et je refuse de voir l'amour de la France confisqué par ceux qui en réclament le monopole.

Souvenons-nous que "ce qui constitue une Nation", comme le disait Ernest Renan, "ce n'est pas de parler la même langue, ou d'appartenir à un groupe ethnographique commun", mais c'est "d'avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l'avenir". Je serai au rendez-vous de 2012 pour que nous ne l'oubliions pas.

12/09/2011

Enquête indispensable après les révélations de Bourgi

Les déclarations de l'avocat Robert Bourgi qui a affirmé hier dans le JDD avoir livré des mallettes d'argent occulte provenant de chefs d’Etat africains à l’ancien président Jacques Chirac ainsi qu’à l’ancien premier ministre Dominique de Villepin, sont hallucinantes et vertigineuses.

Rober Bourgi (crédits photo AFP).jpgCe financement sale s’il était avéré, seraient extrêmement grave pour notre démocratie et pour la crédibilité des responsables politiques dans leur ensemble, d’autant que M. Bourgi a assuré aujourd'hui que le système d'agent sale en provanance d'Afrique, avait existé aussi sous les présidences Pompidou, Giscard d'Estaing et Mitterrand.

Il faut que la justice lance sans délais une enquête sur ces déclarations afin d’une part, que les Français soient totalement informés sur ces pratiques détestables et d’autre part pour que la campagne qui s’ouvre soit exempte de tels comportements nauséabonds.

Par ailleurs, ces révélations lèvent un voile sur les relations très particulières qu’entretiennent certains dirigeants français avec les chefs d’Etat africains. Il est temps que cela cesse.
Il est temps de renouveler en profondeur les relations que la France entretient avec les pays africains.

11:15 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/09/2011

Alain Marleix Choque

Décidément certains membres de l’UMP ont du mal avec le code de la nationalité…française.

alain,marleix,coréen national,jean-vincent,placé,ump,europe ecologie-les verts,cécile,duflot,essonneDans un entretien qu’il a accordé à Public-Sénat et qui portait sur les élections sénatoriales qui auront lieu le 25 septembre, Alain Marleix, ancien secrétaire d’Etat et spécialiste de la carte électorale à l'UMP, a déclaré : "Dans l'Essonne, [...] notre Coréen national, Jean-Vincent Placé, va avoir chaud aux plumes ! ".
J’ai rencontré à plusieurs reprises Jean-Vincent Placé, Vice-Président (Europe Ecologie-Les Verts) de la région Île-de-France, conseiller politique de Cécile Duflot et tête de liste d'une liste d'union de la gauche pour les sénatoriales en Essonne. Jamais il ne m’est venu à l’idée de le questionner sur ses origines puisqu’il est...élu de la République et par définition Français.

Il y a quelque chose de profondément choquant, de malsain et pour tout dire de pervers à qualifier de "Coréen", un candidat à une élection sénatoriale...française.

25/08/2011

Hollande emprunte le "rêve français"

François Hollande vient de publier un livre dont le titre est « Le rêve français ».
François Hollande.jpgCe concept m’apparaît tellement intéressant que le 1er mars…2007, oui 2007, j'ai publié dans les colonnes du Monde, un article que je concluais par « 
Il y a bien longtemps, la France a fait un rêve. Celui d’un pays où tous les citoyens seraient libres et égaux, sans distinction de croyance, de couleur de peau, de sexe ou d’origine. Nous demandons que ce rêve […] devienne, enfin, une réalité »

Le 12 mai 2011, j’ai publié aux Editions du Moment, un livre intitulé « Candidat. Et pourquoi pas ? » Le préambule de ce livre avait pour titre… « Un rêve français ».
Dans le préambule du livre je rappelais qu’ « à se diviser sur les questions essentielles, la France gaspille son énergie en vaines batailles. Comment s’étonner qu’elle ne soit pas aussi performante qu’elle pourrait l’être ? Comment s’adapter à une compétition mondiale de plus en plus exigeante ?»
François Hollande à certainement de très bonnes lectures ! Je l’invite ne pas se contenter d’un titre mais à visiter les idées novatrices (autour de la solidarité, de l’éducation, de la modernisation de la vie politique etc…)  exprimées dans l’article du 1er mars 2007 et dans l’ouvrage « Candidat. Et pourquoi pas ? ».

09:59 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : françois, hollande, rêve, rêve français, le monde, candidat, editions du moment | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/08/2011

Expulsions : Guéant bat le record de la honte

Dans un entretien à l’AFP, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a annoncé que si son objectif de 30 000 reconduites d'étrangers en situation irrégulière était atteint en 2011, il s'agirait du "meilleur résultat historiquement enregistré" par la France.

guéant,afp,ministre,intérieur,provocation,fn,extrême-droite,immigration,immigrants,expulsionsClaude Guéant fait dans la provocation, pour attiser les réactions indignées de la gauche et des associations, et attirer vers l'UMP les électeurs indécis qui seraient tentés par le FN.

Il est temps que les partis politiques cessent d’utiliser les immigrants à des fins politiciennes dans la campagne de 2012. Cette surenchère d'extrême-droite est le signe d'une démocratie malade, qui a oublié les valeurs de générosité et d'accueil de la France.

Il est temps que la droite et la gauche se montrent responsables sur la question de l'immigration, en disant clairement eux Français que 30 000 expulsions supplémentaires ne sont pas de nature à résoudre les grands défis auxquels notre pays est confronté : le chômage, la crise économique, la dette, la sécurité, les inégalités.

09:09 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guéant, afp, ministre, intérieur, provocation, fn, extrême-droite, immigration, immigrants, expulsions | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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