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23/06/2010

Mondial 2010 : Nicolas Sarkozy doit tirer les leçons de la défaite

La victoire au Mondial de 1998 et l'élimination de 2010 sont les deux faces d’une même médaille.

Ces deux événements, qui bouleversent légitimement les Français, disent la même chose : ensemble et unis, les Français gagnent ; quand ils sont désunis, ils perdent.

La France d'aujourd'hui est à l'image de son équipe de football. C'est une équipe aux mille talents, mais qui gâche ses possibilités de réussite, par son incapacité à faire jouer collectivement son équipe "black-blanc-beur", et par sa tendance à dresser ses joueurs les uns contre les autres.

Je suis choqué par les commentaires plus ou moins racistes qui ont accompagné les défaites puis l’élimination de l’équipe de France de football.

Nicolas Sarkozy.jpgDans ce contexte difficile, le président de la République, Nicolas Sarkozy, doit envoyer un message d’union à la nation française.

Il doit saisir cette occasion car, désunie, la France ne pourra que continuer à perdre, dans tous les domaines. Désunie, la France ne pourra pas relever les défis qui l'attendent.

La diversité de la société française est la solution à la crise, et non un problème dans cette mondialisation, où la France a besoin de tous ses talents.

Il appartient au président de la République de le rappeler aujourd'hui et de lancer le message d'unité dont notre pays a, plus que jamais, besoin.

13:48 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, mondial, afrique du sud, équipe de france | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

30/05/2010

L’Afrique va bien

A la veille du sommet Afrique-France qui s’ouvre ce 31 janvier à Nice, tous les observateurs s’accordent à dire que l’Afro-pessimisme recule.
Plus j’analyse ce qui se passe sur ce continent, plus je suis Afro-optimiste, tellement les signes sont encourageants.

En peu de temps, l’Afrique a réalisé des progrès considérables qui sont passés presque inaperçus car, nous avons regardé...l’état de l’Afrique en ignorant la dynamique culturelle, économique sociale et même politique qui animait ce continent.

Afrique.pngLa dynamique économique notée à ce jour, uniquement par des spécialistes, éclatera aux yeux de tous dans quelques années.
Sans bruit et contrairement à ce qu’on dit, l’Afrique sort du sous-développement.

La croissance en Afrique est aujourd’hui plus forte qu’en Europe, l’Afrique a remboursé en 6 ans la plus grande partie de ses dettes et depuis les années 2000, les capitaux qui entrent en Afrique sont supérieurs à ceux qui en sortent.
Par ailleurs,  5% du PIB de l’Afrique est assuré par le flux d’épargne de la diaspora africaine, ce qui représente…50 milliards de $ par an.
A titre de comparaison, ce flux est supérieur à l’aide au développement.

Et la démographie est devenue un atout pour ce continent.
On oublie que l’Afrique est 3 fois plus grande que l’Europe alors que les populations n’y sont différentes 30% ! C’est dire qu’entre les 71 hab./km2 de l’Europe et les 33 hab./km2 de l’Afrique, l’Afrique est un continent vide mais qui se peuple.
Ce peuplement devient un atout car dans moins de 20 ans, le quart de la population active du monde sera en Afrique, ce qui en fera l’atelier du monde comme, l’Europe l’a été dans les années 1920 et comme la Chine l’est en ce moment.
L’Afrique qui recèle de matières premières exceptionnelles, exporte également de plus en plus.

En matière de gouvernance, les choses s’améliorent aussi, le multipartisme s’est installé dans de nombreux pays. Au Togo par exemple, l’opposition a récemment fait son entrée au gouvernement comme au Zimbabwe. Une bonne gouvernance démocratique entraîne nécessairement une bonne gouvernance économique.

L’Afrique s’est transformée sous nos yeux, à tel point qu’on ne dit plus que l’Afrique va mieux, non, on dit maintenant : l’Afrique va bien.

Je souhaite que les responsables économiques et politiques français ne mettent pas trop de temps à s’en rendre compte, au risque de rater les formidables opportunités qui s’ouvrent.

Car la France qui pendant 50 ans a eu les mains totalement libre en Afrique est sérieusement concurrencée aujourd’hui par des puissances économiques.
Après le malheureux discours de Dakar de Nicolas Sarkozy en 2007, il serait dommage que la France en raison de stéréotypes tenaces sur ce continent, négocie mal le virage économique africain.

16:46 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, sommet afrique-france, europe, ernest, sarkozy, discours de dakar | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

10/05/2010

Sarkozy fait le service minimum sur la mémoire de l’esclavage quand Juppé se grandit

En cette journée de mémoire de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions du 10 mai 2010, ce n’est pas à Paris que les hommes d’Etat se seront montrés les plus grands....
Le président de la République n’a pas été totalement absent (comme l’année dernière) des cérémonies à la mémoire des victimes de la traite et de l’esclavage.
Le Président Sarkozy était présent par personne interposée puisqu’il a fait lire un message par le ministre de l’Intérieur des collectivités territoriales et de l’Outremer Brice Hortefeux.
Je regrette cette présence par procuration qui cache mal le malaise de Nicolas Sarkozy sur l'esclavage.

Il est regrettable, ô combien, que le président de la République ne parvienne pas à s’élever à la hauteur qui lui permettrait de rassembler le pays sur la mémoire l’esclavage autour de laquelle il est grand temps que nous nous rassemblions comme le Parlement français s’est rassemblé en ce 10 mai 2001, pour dire à l’unanimité à la face du pays et du monde qu’il assumait son passé.
Ce jour là, la France était digne, elle était grande. Elle était à la hauteur de ses principes et de ses valeurs.

A Bordeaux, Alain Juppé, lui a su trouver des mots justes et forts, des mots qui dans le même temps apaisent.
Il a dit ce qui ne se disait plus aussi clairement, aussi intelligiblement : que la ville dont il est maire, Bordeaux, a été, un port négrier important où ont été armés "des centaines de navires partis effectuer leur sinistre besogne".
Comme l’a compris l’ancien premier ministre, dire la vérité, ce n’est pas de la repentance.
C’est même tout le contraire, puisque c’est donner son sens le plus profond à la mémoire.
Cela permet de rappeler qu’à Bordeaux comme dans les villes de France, les anti-esclavagistes n’étaient pas rares.

La mémoire de l’esclavage et de son abolition méritent que nous nous rassemblions comme se sont rassemblés les abolitionnistes, qui étaient esclaves ou libres, noirs ou blancs.

16:22 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juppé, sarkozy, paris, bordeaux, esclavage, abolition, 10 mai | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

07/05/2010

La guerre des mémoires va-t-elle avoir lieu ?

Deux évènements de l'actualité viennent rappeler la difficulté de notre pays à poser un regard équilibré sur son passé. Un passé qui comme celui de tous les grands pays, comprend ses pages glorieuses et ses pages sombres.

Les attaques subies par Rachid Bouchareb auteur du film Hors-la-loi qui revient sur le massacre commis à Sétif, en Algérie alors française en mai 1945 d’une part, puis le mal du président de la République Nicolas Sarkozy à poser un regard apaisé sur le passé esclavagiste de la France et à adopter sur cette question une attitude qui rassemble, d'autre part, témoignent de manière caricaturale de cette difficulté.

Primo Levi.jpgA un examen dépassionné, à un examen honnête de notre conscience collective, beaucoup optent encore pour l’oubli et font souvent le choix de tenter d’éviter le débat, comme on glisse une poussière sous le tapis.

On dit souvent que les minorités veulent manipuler la mémoire. Plus souvent c’est la majorité au pouvoir, qui tente d’imposer sa lecture de l’histoire.

C’est bien dommage car cela empêche notre pays de regarder son histoire en face et de se réconcilier avec lui-même.
Le devoir de mémoire est un devoir moral attribué à des États d'entretenir le souvenir des souffrances subies dans le passé par certaines catégories de la population...
pour Primo Levi, le devoir de mémoire est un témoignage qui a une triple fonction. Pédagogique: expliquer. Politique: lutter contre l’oubli. Morale: lutter contre le mensonge...Qu’on se le dise.

08:00 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : devoir de mémoire, bouchareb, sarkozy, primo levi, 10 mai | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

06/05/2010

L’absence de Sarkozy à la commémoration de l’esclavage et son abolition serait discriminatoire

Chaque année depuis l’instauration par Jacques Chirac d’une journée...nationale des mémoires de la traite de l’esclavage et de leurs abolitions le 10 mai, il est de tradition que le chef de l’Etat y participe.
L’intitulé de cette journée a été soigneusement calibré. Il est clairement question de Devoir de mémoire et non pas de repentance.

En 2007, pendant la transition présidentielle, Jacques Chirac le président en fonction et Nicolas Sarkozy le président élu, avaient conjointement pris part aux cérémonies.
La présence du chef de l’Etat à cette journée des mémoires a plusieurs vertus, en particulier celle de répondre à l’oubli des pages douloureuses de notre histoire.

La France avait en effet trop tendance à passer sous silence, les périodes sombres  de son histoire au cours desquelles, l’Etat et la République, répandaient leurs principes tout en les trahissant.

Jacques Chirac en 2006.jpgCette journée des mémoires est aussi une manière de répondre à la demande de justice mémorielle des exclus du récit national. C’est une manière de répondre à ces millions de citoyens, notamment de la diversité et de les associer à la France d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

La participation du président de la République à la journée des mémoires de la traite de l’esclavage et de leurs abolitions est donc importante.

En 2009, rompant brutalement avec la noble tradition républicaine de cette présence du chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy a trouvé dans son agenda, la veille, le temps d’assister, à un match de football, mais n’a pas trouvé le temps d’assister aux cérémonies à la mémoire des millions de victimes de l’esclavage.

Faut-il rappeler que le président de la République est le président...de tous les français ?
Faut-il rappeler que le président de République doit veiller au respect de la Constitution qui elle-même affirme l’attachement du peuple français aux Droits de l'Homme ?
Qui peut croire que le président de la République ne parvienne pas à trouver une heure...par an pour la mémoire des victimes de ce crime contre l’humanité ?
Qui peut croire que le Président de tous les Français puisse se montrer indifférent à ce qui est le paroxysme de l’exploitation de l’homme par l’homme ?

Pourtant, en 2010, une nouvelle dérobade de Nicolas Sarkozy à cette journée des mémoires est envisagée.
Une telle absence serait une forme de discrimination. Elle dirait en somme, que décidément ce qui concerne la diversité n’est jamais la priorité, n’est jamais urgent.
Cette discrimination ferait le lit des extrémistes et des démagogues qui l’utiliseront à leur avantage pour tenter de capter les laissés-pour-compte de la République.
Cette discrimination renforcerait même le communautarisme, que pourtant Nicolas Sarkozy dit vouloir combattre.

10:15 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, discrimination, 10 mai, esclavage, mémoire, abolition, traite | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05/05/2010

Sarkozy veut-il liquider la commémoration de l'esclavage ?

Depuis 2006, le 10 mai est la Journée nationale de commémoration des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions.

Cette journée du souvenir permet à tous les Français, quelle que soit la couleur de leur peau, de se souvenir ensemble des millions de victimes de l'esclavage.


Nicolas Sarkozy.jpgSur le plan symbolique, il est particulièrement important, que le président de la République, Nicolas Sarkozy, s’associe à cette commémoration.


Une absence du Chef de l’Etat à cette cérémonie, cette année, serait choquante et préjudiciable à cette journée du souvenir et de la mémoire qui a trouvé toute sa place dans les villes et les villages de France.

Le Centre de mémoire et de recherche sur la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions, dont l'étude de préfiguration avait été confiée à Edouard Glissant, attend encore de voir le jour.
Les moyens pour permettre à Edouard Glissant de mener à bien ce projet ne lui ont toujours pas été donnés.
Les recommandations du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, de lancer la construction d’un musée national de l’esclavage en France, n'ont toujours pas été suivies par le gouvernement

 

Que signifie cet attentisme ?

Je n'ai pas oublié que quelques jours avant la célébration du 11 novembre 2008, l'historien André Kaspi avait suscité la polémique en laissant entendre qu’il y avait une "inflation" commémorative" et il avait proposé de donner une signification particulière et nationale aux seuls 8-Mai, 14-Juillet et 11-Novembre, les autres dates ayant "un statut régional" ou "communautaire" ( ???), et moins souvent "national".

Devant le tollé suscité par cette proposition et le risque d’une indigne "hiérarchie des mémoires" qui ouvrirait inévitablement la voie à une non moins indigne concurrence mémorielle, l’historien avait finalement annoncé qu’il était « contre la remise en cause de commémorations existantes, qu'elles soient nationales ou autres ».

Si officiellement le projet de "déflation commémorative" est abandonné, on sait que les visiteurs du soir de l’Elysée sont toujours actifs...

Alors la question mérite d’être posée : Nicolas Sarkozy veut-il ou essaie-t-il de liquider la journée de commémoration de l’esclavage ?

L’histoire ne doit pas servir à excuser ou accuser, l'histoire doit servir à...expliquer

09:21 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : esclavage, traite négrière, mémoire, abolition, 10 mai, sarkozy, kaspi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/02/2010

Des "mesurettes" pour le séminaire gouvernemental sur l’identité nationale mais une solide remise en cause du droit du sol

Le débat sur l’identité nationale a coïncidé avec le problème des Français nés à l’étranger ou nés en France d'un parent étranger qui se voient opposés un nombre incalculable de difficultés administratives lors du renouvellement de leur carte d'identité ou de leur passeport. Cette inquiétante remise en cause du droit du sol, qui rappelle les périodes les plus sombres de notre histoire.

Le séminaire gouvernemental a mis fin aux débats locaux organisés dans les préfectures mais seules des mesures d'ordre symbolique sont sorties de ce séminaire.
Ce rendez-vous manqué que constitue le débat est regrettable et les dérapages qui ont émaillé le débat ne seront pas sans conséquences.
Il est particulièrement regrettable que la question des discriminations n’ait pas été abordée et que les mesures annoncées à ce jour par le gouvernement ne mentionnent aucunement ce  que la diversité peut apporter à la nation dans le cadre d'une économie mondialisée.

Il faut souhaiter que Nicolas Sarkozy qui devrait s’exprimer en avril sur l’identité nationale, condamne clairement les dérapages auxquels a donné lieu ce débat, réaffirme sans ambiguïté son attachement au droit du sol, et donne de l’identité nationale une vision d'avenir et de rassemblement de tous les Français autour d'un projet commun.

15:51 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : identité nationale, débat, besson, sarkozy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

13/01/2010

Aubry n’instrumentalise-t-elle pas la question du droit de vote des étrangers?

On reproche souvent à Nicolas Sarkozy en particulier et à la droite en général, d’instrumentaliser l’immigration et les immigrés à des fins politiciennes.
Martine Aubry tente de disputer à la droite ce leadership peu enviable.

Martine Aubry.jpgAu cours de son discours de vœux hier, la première secrétaire du parti socialiste a déclaré  « Maintenant, il faut aussi sortir des discours sur l’intégration des étrangers. Il faut agir. Nous allons déposer une proposition de loi sur le droit de vote des étrangers aux élections locales dans ce sens à l’Assemblée nationale, dès cet après-midi. ».
« Je dis au Président de la République « Faites la voter ! ». Ou alors cessez, à la veille de chaque élection, de dire que vous y êtes favorable pour ensuite nous expliquer au lendemain des élections que vous y avez renoncé parce que vos amis sont contre
.», a-t-elle continué.

La conviction des socialistes sur la question du droit de vote des étrangers aux seules élections locales n’est pas en cause, mais la ficelle est un peu grosse…la conviction n’empêche pas la tactique politicienne.
L’objectif est de diviser la l’UMP sur une question dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle agace profondément au sein du parti.
Nicolas Sarkozy s’était dit favorable, « à titre personnel » puis « à titre intellectuel » uniquement au droit de vote des résidants non communautaires aux élections locales.

Dimanche dernier, Éric Besson, le ministre de l'Identité nationale et de l'Immigration, avait, lui aussi, annoncé qu’il soutenait ce vote… mais pas dans l'immédiat au grand dam de Xavier Bertrand qui ne cesse de répéter que la « position constante » de l’UMP comme celle de son secrétaire général est une « opposition à une telle mesure ».

Martine Aubry essie donc de s’engouffrer dans cette brèche.

Si Martine Aubry et le PS se mettent aussi à jouer avec cette question...

02/01/2010

2010, année du renouveau mais pour qui ?

Le 31 décembre dernier, lors de ses vœux, le chef de l’Etat a fait la promesse que 2010 serait l’ « année de renouveau » notamment sur le plan social. On ne demande qu’à le croire.

Certes tout ne dépend pas entièrement de lui, pour que cette prophétie se réalise.
Cependant, il dépend de lui de contribuer à ce que l’in de ses souhaits les plus remarquées se réalise.
Nicolas Sarkozy a en effet déclaré : « Respectons-nous les uns les autres, faisons l’effort de nous comprendre, évitons les mots et les attitudes qui blessent. Soyons capables de débattre sans nous déchirer, sans nous insulter, sans nous désunir »

Nicolas Sarkozy le 31 12 2009.jpgPour que ce souhait-là se réalise, le Président de la République pourrait commencer par écouter ceux qui s’inquiètent des conséquences du débat sur l’identité nationale lancé par son ministre Eric Besson.

Ce débat a déjà contribué à libérer une parole raciste et xénophobe.
Je crains que la libération de cette parole de haine n’ait de graves conséquences sur la politique d’intégration ou de diversité du gouvernement.

Les français ne s’y trompent pas : selon un sondage Ifop sur l’état d’esprit de nos concitoyens, publié dans Ouest-France Dimanche* les français font de moins en moins confiance au gouvernement pour "l’intégration des personnes issues de l’immigration"

Selon ce sondage, seuls 34% des Français interrogés ont confiance dans le gouvernement dans ce domaine, contre 41% il y a trois mois et 43% il y a un an.

Alors 2010 année du renouveau ? Peut-être mais lequel ? Et surtout pour qui ?

Bonne année !

*Sondage Ifop réalisé par téléphone les 17 et 18 décembre sur un échantillon de 974 personnes représentatif de l’ensemble de la population française âgée de 18 ans et plus, construit selon la méthode des quotas.

12:58 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 2010, voeux, identité nationale, diversité, sarkozy, besson | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/12/2009

Clarification indispensable du chef de l'Etat, mais il n'y a qu'une seule catégorie de Français !

Le journal Monde a publié hier mardi 9 décembre 2009 une tribune intitulée "Respecter ceux qui arrivent, respecter ceux qui accueillent", consacrée au débat sur l'identité nationale, après la votation Suisse interdisant la construction de minarets, votation qui avait trouvé un écho dans le débat français.

Nicolas Sarkozy.jpgLe recadrage opéré par le chef de l'Etat était nécessaire , dans ce débat sur l'identité nationale, marqué par de nombreux dérapages, y compris dans les rangs de la majorité présidentielle;

J’approuve la ferme condamnation du "communautarisme" (le choix de vivre séparément) par Nicolas Sarkozy, et je ne peux que m'associer à son appel pour la tolérance nécessaire entre les religions, dans le cadre d'un état laïc et républicain.

Cependant, je m'inquiète que l'on réduise le débat sur l'identité nationale à une problématique d'accueil, qui opposerait "ceux qui accueillent" et "ceux qui arrivent".
Au bout de combien de semaines, de mois ou de générations passerait-on d’une catégorie à une autre ? Comment définit-on ceux qui accueillent ?

Les musulmans français sont, avant tout, des Français comme les autres, qui doivent être traités comme tels.
Je m'associe aussi au souhait du président de la République que la religion musulmane puisse, à l'avenir, être pratiquée "dans des lieux de culte décents".

Il n'y a pas deux catégories de Français, "ceux qui accueillent" et "ceux qui arrivent". Il n'y a qu'une seule catégorie de Français, "ceux qui ont la nationalité française".

06:10 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : identité nationale, débat, sarkozy, communautarisme, suisse, minaret | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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