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31/10/2008

Obama interroge plus les politiques de France que les Noirs

Depuis quelques jours, je vois des sourires en coin. On me dévisage, on m’interroge.
On interroge les Noirs de France de ce regard mi amusé, mi complice.
Ah ! enfin vous la tenez votre revanche ! Vous devez être contents, un Noir président des Etats-Unis, Pensez-vous !
Un Noir forcément, est content de ce qui arrive à un autre Noir. Ce serait bien commode. Cela permettrait de ne pas se poser les vraies questions. Passez muscade. Trop facile.

Non ! Non et non ! Les Noirs de France ne sont pas simplement « contents » de la victoire de Barack Obama !
Les Noirs de France espèrent ! Ils souhaitent, comme de vrais républicains, que les responsables politiques français apportent une réponse politique à l’espoir suscité par Barack Obama.

Ami lecteur, de grâce, ne nous enfermez pas dans une démarche ethnique. N’analysez plus notre combat pour l’égalité républicaine par un prisme ethnique.
La demande portée par les Noirs de France et par le CRAN n'est pas ethnique, elle est...politique

Les Noirs de France savent bien que ce n’est pas Obama qui les fera entre dans les appartements qu’ils ne peuvent louer.
Les Noirs de France savent bien que ce n’est pas Obama qui paiera leur loyer ou qui leur octroiera le prêt dont ils rêvent pour créer leurs entreprises.

Je ne suis pas américain et je ne voterai pas pour le président des Etats-Unis.
Je suis français, Noir de France ; et s’il est une chose, une seule, que je puis espérer de cette élection américaine, c’est bien qu’elle amène tous mes citoyens à se demander pourquoi un Noir, pourrait  être président aux Etats-Unis et pourquoi ce n’est pas possible en France.
Amie lectrice, si je regarde le rêve américain c’est donc pour mieux appeler le rêve français.

Barack Obama, quelque soit le résultat de l'élection du 4 novembre, a déjà fait beaucoup mais c’est au Gouvernement français de faire le reste pour les Noirs de France!
Barack Obama a déjà fait beaucoup, ce sont les responsables de l’UMP, du PS, du PC ou du Modem qui doivent maintenant se demander si un Noir peut aujourd’hui représenter leur s partis politiques respectifs  lors de la prochaine élection présidentielle.

Ami lecteur, je ne me contenterai pas de faire la fête si Obama gagnait. Je revendiquerai avec plus de force encore, l’égalité, ici, là où se passent nos vies.
Amie lectrice, si je veux des députés noirs, arabo-maghrébins, asiatiques ou handicapés c’est pour crédibiliser les valeurs de la République et montrer que nous sommes tous égaux.
Ami lecteur, posons-nous ensemble la question de savoir comment nous rendront la France meilleure pour tous.
Amie lectrice, ce n’est pas une question de Noir ou de Blanc, c’est une question de modernité contre une manière ancienne de considérer certains citoyens.

Ami lecteur, je ne regarde pas Obama uniquement à cause de la couleur de sa peau mais à cause de ce qu’il dit et à cause de ce qu’il pourrait nous faire comprendre, collectivement sur nos râtés.
Amie lectrice, je n’aurais pas autant regardé Obama s’il avait été extrémiste.
Ami lecteur, non, à lui seul, Obama ne changera rien à la vie des Noirs de France, ce sont d’abord et avant tout les politiques publiques...françaises qui le feront. Et cela c’est à nous, ensemble, de le dire à nos responsables politiques.

08:32 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : obama, noirs de france, blancs de france | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

30/10/2008

L'ouverture? Obama aussi !

L’ouverture ? Oui et à la sauce américaine SVP!

Alors qu’il compte aujourd’hui (à 5 jours de l’élection) entre  5 et 7 points d’avance sur son concurrent républicain et qu’il n’a pas été devancé dans les sondages depuis des mois, Barack Obama commence semble-t-il à sentir l’odeur de la victoire.
Barack Obama a indiqué hier mercredi qu'il accepterait des républicains dans son gouvernement s'il était élu président des Etats-Unis mardi prochain.
Interrogé sur la chaîne ABC pour savoir s'il constituerait son équipe gouvernementale sans tenir compte des appartenances politiques, Barack Obama a répondu qu'il voulait "absolument" avoir des républicains autour de lui, et "pas seulement pour faire bonne impression".

Cela ne vous rappelle rien ?
L’Ouverture, celle qui fait tomber dans votre camp tous ceux qui veulent aider leur pays en dehors des "clivages" L’ouverture qui permet aussi de faire venir à vous celles et ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas rester trop longtemps éloignés du pouvoir

Ah l’ouverture, Il n’y a pas qu’en France que l’ouverture est un bon filon

 

09:09 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : ouverture, obama | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

29/10/2008

Faut-il craindre pour la vie de Barack Obama ?

L’arrestation de Daniel Cowart et Paul Schlesselman, deux néonazis qui projetaient d'assassiner Barack Obama, au terme d'une équipée à motivation suprématiste, relance les inquiétudes de ceux qui craignent pour la vie du premier Noir (ou métis) à avoir une chance sérieuse d’accéder à la Maison Blanche.

Les deux illuminés comptaient tuer par balles 88 Noirs et en décapiter 14 autres. Les chiffres 88 et 14 sont symboliques pour les adeptes de la prétendue suprématie blanche.
On peut bien sûr légitimement estimer que d’autres adeptes de cette suprématie idiote et haineuse, tenteront de s’en prendre à Obama. Mais on peut aussi estimer que Barack Obama n’a jamais été aussi bien protégé qu’aujourd’hui.

Obama et la foule.jpg

Quiconque a participé aux meetings de Barack Obama sait que depuis de longs mois, les fouilles sont systématiques et que ses meetings en plein air sont filtrés par des portiques électroniques.




Par ailleurs, nous ne sommes plus dans les années 50, il n’y a plus de ségrégation raciale à sauvegarder, le Ku Klux Klan semble en perte de vitesse et son « chef »  a récemment été condamné pour corruption.

Cela ne  réduit pas à néant les risques d’attentat contre Barack Obama, mais cela les relativise.

Nul ne peut prédire l’avenir, mais céder à la peur serait le meilleur service à rendre aux semeurs de haine.

08:49 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : attentat, obama, suprématie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

28/10/2008

Obama ? Un affreux marxiste...

Marxiste, socialiste!
C’est ainsi que Barack Obama est décrit par la frange droitière des médias américains particulièrement la chaine conservatrice Fox.

Joe Biden colistier de Barack Obama a d’abord cru à une blague quand la journaliste Barbara West lui a demandé comment Obama pouvait ne pas être marxiste s'il souhaitait redistribuer les richesses!
Ce n’était pas une blague mais une...question a répondu la journaliste.

Ah c'est sûr, Barack Obama parle plus volontiers de redistribution et de solidarité que son adversaire républicain.

08:53 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : obama, marxiste, socialiste, biden | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

23/10/2008

Juifs et Noirs du 19ème, embrassez-vous !

« Je suis belle et noire, fille de Jérusalem. »
Ainsi parlait la reine de Saba dans le « Cantique des Cantiques », le poème biblique qui raconte les amours qui lièrent Salomon, roi d’Israël, fils de David à Makéda, la reine de Saba.
De cette liaison naquit Ménélik, auquel Salomon le « Sage parmi les hommes », légua le tabernacle contenant les fameuses Tables de la Loi.
Depuis on trouve des juifs en Ethiopie et aussi dans d’autres pays d’Afrique. Les Falachas, les juifs noirs d’Ethiopie sont des descendants de Ménélik.

La Reine de Saba.jpgC’est cette mythique histoire entre Juifs et Noirs que le célèbre écrivain Marek Halter raconte dans son dernier livre* « La reine de Saba »,

Marek Halter auteur notamment de : Le fou et les rois (Prix Aujourd'hui), La Mémoire d'Abraham (Prix du Livre Inter 1984 etc…,) dit: 

Marek Halter 3.jpg
« Je veux faire rêver les gens et partager avec eux quelques connaissances. Mais je pense que ceux qui auront lu ce livre ne regarderons plus leurs voisins noirs de la même façon. »




En ce moment où, après des années de méfiance réciproque les Juifs et les Noirs se redécouvrent aux Etats-Unis, en ce moment particulier où, les jeunes juifs se mobilisent à New-York, en Floride ou dans le New Jersey pour porter Barack Obama à la Maison Blanche, j’ai envie de dire aux habitants du 19ème arrondissement de Paris à la suite des évènements qui opposent depuis quelques temps des jeunes juifs aux jeunes noirs : « Juifs et Noirs du 19ème, embrassez-vous ! »

*« La Reine de Saba »de Marek Halter aux Editions  Robert Laffont

09:51 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : marek halter, la reine de saba, obama, juifs, noirs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/10/2008

Barack Obama victime de l’effet Bradley ?

A moins de 15 jours de la présidentielle américaine du 4 novembre, les sondages se suivent et se ressemblent.

Barack Obama caracole en tête et creuse encore l'écart face à son rival John McCain, qu'il devance désormais de 10 points, avec 52% contre 42%, selon Reuters/C-SPAN/Zogby, ou de 14 points selon le Centre de recherche indépendant Pew qui crédite Barack Obama de 52% d'intentions de vote au niveau national contre 38% pour John McCain.

Les écarts n’ont jamais été aussi importants. Les jeux sont-ils faits? Non car il s’agit d’une élection et rien n’est jamais joué à 15 jours d’une élection d’autant que 23% des électeurs annoncent pouvoir encore changer d’avis.

Les jeux sont d’autant moins faits que même si on en parle moins aujourd’hui, il y a toujours l’ "effet Bradley" en embuscade.
"Effet Bradley" du nom de Tom Bradley, un Noir, candidat au poste de gouverneur de Californie en 1982. Tom Bradley a perdu l'élection à la surprise générale alors que tous les sondages le donnaient largement gagnant.
Depuis, on appelle "effet Bradley", le décalage (assez souvent) observé entre les sondages et les résultats réels des élections lorsqu’un candidat blanc est opposé à un candidat noir ou non blanc.
Il y a l’"effet Bradley" mais méfions-nous tout de même de l’effet-effet Bradley. la question se pose car certains sondeurs « pondèrent » les résultats bruts de leurs sondages en fonction de ce phénomène. L’institut Zogby a récemment confié qu’il intégrait  cet "effet Bradley" dans ses analyses.

Alors Effet Bradley ou effet-effet Bradley ?

Je ne crois pas à un effet Bradley important, car les discriminations surviennent le plus souvent dans des situations de confort pour celui qui discrimine.
Lorsque l’on est dans uns situation critique, on se moque bien de la couleur de peau du médecin qui peut vous sauver.
Or dans ses propositions pour contrer la crise économique actuelle, Barack Obama se révèle bien meilleur médecin que John McCain dont les positions et propositions économiques changent à peu près tous les jours.

Tout peut encore arriver, mais chaque jour qui passe fait reculer l’incertitude sur cette élection historique

09:03 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : effet bradley, obama, sondages, zogby, reuters | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/10/2008

Noir, comme Obama?

Barack Obama qui vient de suspendre sa campagne pour se rendre au chevet de sa grand-mère…blanche, voit repartir de plus belle la question de sa couleur de peau. Est-il Noir? Blanc? Métis?
A mesure que se précise la possibilité de sa victoire le 4 novembre prochain, cette question semble reprendre de l’importance dans notre pays aussi.
La couleur de peau de Barack Obama fait parler parce que c’est le premier individu « comme lui » à accéder à la magistrature suprême des Etats-Unis.
Commençons par dire que l’on ne vote pas pour un candidat simplement parce qu’il est noir.
Non seulement cela heurte l'esprit, mais que ferait-on alors face à 2 candidats noirs ? Que ferait-on face à 2 candidats dont l’un noir serait extrémiste et l’autre modéré mais pas noir.
Alors Obama est-il Noir ? A l’évidence il n’est pas Blanc.

On peut se fier à l’auto-identification de Barack Obama lui-même ou se fier à la définition sartrienne, selon laquelle est juif celui que les autres tiennent pour tel.
Obama a déjà répondu plusieurs fois à cette question notamment dans un extrait de  "The Audacity of Hope" traduit en "L'audace de l'espoir"  ou en "L’audace d’espérer".

« La chance et les circonstances de la vie font que j'occupe aujourd'hui une position qui me protège de la plupart des coups et des blessures que l'homme noir moyen doit endurer- je peux vous réciter la litanie de ces petites injures quotidiennes. Je les ai moi-même subies, pendant très longtemps : les agents de la sécurité qui me suivaient dans les magasins, les couples de Blancs qui me lançaient leurs clés quand j'attendais le voiturier à la sortie des restaurants, les policiers qui m'arrêtaient sans raison apparente. Je sais ce que cela fait de s'entendre dire qu'on ne peut pas faire quelque chose, à cause de sa couleur de peau, et je connais le goût amer de cette colère, noire, qui me saisissait alors. »

Barack Obama qui sera peut-être le 44ème président des Etats-Unis, et peut-être son premier président…noir dit aussi :
« Prétendre que la couleur de la peau ne joue aucun rôle dans ces inégalités c'est s'aveugler à la fois sur notre propre histoire et sur notre propre expérience - et s'exonérer de la responsabilité qui est la nôtre de réparer les injustices. »

Gageons que s'il était élu, Barack Obama n'agirait pas comme un président noir ou métis, mais surtout comme un président...américain.

08:11 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : obama, noir, blanc, métis | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

20/10/2008

Est-ce mal d'être musulman dans ce pays?

Le général Colin Powell, républicain et ancien secrétaire d’Etat de 2000 à 2004 a apporté hier son soutien au candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama.
Il a infligé un sérieux camouflet au candidat républicain John McCain dont il a questionné le jugement notamment à cause de ses choix lors de la crise économique qui lui ont paru « peu sûrs » et sur le choix de sa colistière Sarah Palin.

Colin Powell estime également que John McCain est allé trop loin en insinuant que Obama aurait des pensées terroristes à cause de sa lointaine relation avec un ancien extrémiste dont les exactions remontent à l’époque où Obama avait 8 ans...

Colin Powell juge très sévèrement l'attitude des leaders du camp républicain qui assimilent Islam et mauvais américain. "Est-ce mal d'être musulman dans ce pays?" "Qu'il y a t-il d'incorrect à ce qu'un américain musulman de 7 ans croie devenir président de ce pays? " s'est-il interrogé.
Il s'est aussi indigné que " De hauts dirigeants du parti républicain suggèrent: "Il est musulman et pourrait être associé au terrorisme "

Le général Powell a ensuite indiqué que le sénateur de l'Illinois remplissait les critères pour diriger le pays, en raison de sa capacité à inspirer, en raison de sa volonté de fédérer, de sa campagne, et parce qu'il s’adresse à toute l’Amérique...

"Je pense que ce serait un président exceptionnel, je pense que c’est une figure réformatrice. Pour cette raison, je vais voter pour le sénateur Barack Obama"

Selon toute vraisemblance, les critiques sur la campagne négative de John McCain devraient amener d’autres républicains à suivre le général Powell et soutenir Barack Obama.

 

09:19 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : colin powell, obama, mccain, terrorisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

16/10/2008

Présidentielle US : Après le 4 novembre 2008 plus rien se sera comme avant en France

John McCain qui possède un retard de 9 à 14 points sur Barack Obama, s’est montré incisif en vain hier soir lors du 3ème et dernier télévisé entre les 2 prétendants  à la maison Blanche.
Selon un sondage de la chaîne CNN, 58% des téléspectateurs ont trouvé que Barack Obama avait remporté le débat contre 31% qui ont estimé que c'était John McCain.
Mais pour nous français, l’essentiel est ailleurs: Que Barack Obama soit ou non élu président des Etats-Unis le 4 novembre prochain, plus rien ne sera comme avant en France après cette élection.

Barack Obama aura donné de l'espoir aux minorités, en particulier aux minorités visibles, qui vivent au quotidien dans l'étau des discriminations.
Il aura imposé une réflexion à tous les amoureux sincères de la République, qui désespèrent de la  voir un jour mettre en pratique ses propres principes.

Et, surtout, Barack Obama aura poussé notre classe politique à s'interroger sur l'absence d'une vraie politique publique de lutte contre les discriminations en France.

Le 5 novembre 2008 l’organisation que je préside (le CRAN) interrogera les responsables politiques français, au premier rang desquels le président de la République, sur leurs propositions concrètes pour que la diversité soit massivement présente lors des prochaines échéances électorales (européennes de 2009 et régionales de 2010 notamment).
La grande leçon de l'élection présidentielle américaine de 2008, c'est que 40 ans de lutte contre les discriminations aux Etats-Unis valent mieux que 160 ans de lutte contre le racisme en France.

Il ne s’agit pas de transposer sans nuances en France, des pratiques américaines. Ce ne sont pas les valeurs et principes de la République qu'il s'agit de changer. Il s'agit, bien au contraire, de les traduire dans les faits.

Dès le 5 novembre au matin, nous devrons faire nôtre cette phrase, célèbre, de ce grand, de cet immense républicain, que fut Gambetta : « Le rôle de la République ne consiste pas à reconnaître des égaux, mais à en faire ».

07:55 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : présidentielle américaine, 4 novembre 2008, obama, mccain, sarkozy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

06/10/2008

Présidentielles US : Attention campagne de caniveau en vue

Nous sommes à moins d’un mois des élections présidentielles américaines.

John McCain continue à perdre des points dans les sondages notamment à cause de son coup de poker raté pour se faire passer pour le sauveur de l’économie américaine. Hélas pour lui, il n’a pas été suivi par ses « amis » républicains de la chambre des représentants qui lui ont infligé un sévère camouflet en rejetant spectaculairement la première version du plan de sauvetage des banques du Secrétaire au Trésor Henry Paulson.

 

Pour éviter la déroute, John McCain qui on s’en souvient avait « suspendu » sa campagne pour dit-il se consacrer entièrement à la crise, n’a plus aujourd'hui qu’une seule idée en tête ; « tourner la page » de l'économie.

 

Un changement de plus pourrait-on dire, certes, mais ce changement-ci veut dire que les attaques négatives et personnelles sur Obama vont se faire plus nombreuses et plus rapprochées.

Cette campagne de caniveau sera d’autant plus violente que Barack Obama conservera un avantage dans les sondages.

 

Cela rappelle la fin des primaires démocrates et les attaques très négatives de Hillary Clinton.

Ces attaques des candidats en désarroi, n’avaient pas parmi à Mme Clinton de s’en sortir et ont plutôt accéléré la désertion de ses supporters.

 

En sera-t-il de même pour John McCain ? Mêmes causes, mêmes effets dit-on...

07:05 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : présidentielles us, obama, mccain, campagne négative | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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