30.07.2011
Déchéance de nationalité: la mobilisation a eu sa peau
Il y a un an jour pour jour, le 30 juillet 2010 à l’occasion d’un déplacement à Grenoble et de l'installation du préfet de l'Isère, le président de la République Nicolas Sarkozy amorçait un virage sécuritaire et faisait un lien entre immigration et insécurité.
Au cours du "discours de Grenoble", Nicolas Sarkozy avait déclaré " Nous allons réévaluer les motifs pouvant donner lieu à la déchéance de la nationalité française. Je prends mes responsabilités" et encore "La nationalité doit pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un fonctionnaire de police d’un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique."
J’avais pointé à l’époque, une dérive grave de nos institutions et je m’étais avec beaucoup d’autres, insurgé contre une distinction malsaine entre les français.
Ce virage sécuritaire a suscité une volée de bois vert à l’étranger et une mobilisation à l’intérieur du pays.
Un projet de loi sur l'immigration a bien été soumis au parlement, mais en février 2011 le Sénat a rejeté, par 182 voix contre 156, l'extension de la déchéance de la nationalité française puis en mars 2011, la commission des lois de l’Assemblée nationale a adopté un amendement pour supprimer, l'artcicle concernant l'extension de la déchéance pourtant introduit dans le texte à la demande de Nicolas Sarkozy.
La mobilisation a eu raison de ce dangereux projet. Comme quoi, lorsqu’elle est bien menée, la mobilisation citoyenne est efficace...
Patrick Lozès candidat à l’élection présidentielle de 2012.
Le candidat de l’ascension sociale.
16:49 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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