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14/05/2009

La Halde et son double langage

Comment la Halde peut-elle dire que l’origine « ethnique » est le premier critère de discrimination en France et s’enfermer dans un refus des statistiques de la diversité ?
Comment peut-on repousser les statistiques dites « ethniques » (au motif de ne pas instaurer des catégories) et utiliser constamment l’expression « origine ethnique » dans sa communication officielle ?
Il faut peut-être expliquer à la Halde que comme Monsieur Jourdain, elle fait de la prose sans le savoir !

A force de s’enfermer dans ce double discours, la Halde suscite, l’indifférence ou la méfiance des populations victimes de discrimination. En témoigne le faible nombre de personnes qui saisissent annuellement la Halde (8000 cas en 2008)

Il y a-t-il réellement 8000 cas de discriminations dans un pays de 64 millions d’habitants dans lequel existent des discriminations liées à l'âge, au genre, aux orientations, aux convictions religieuses, aux activités syndicales etc...?

La halde ? Un vrai gâchis.

08:55 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : halde, double langage, discriminations, gâchis | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

Nous sommes face à un problème purement français qui est la peur de réaction des dit "minorité" donc on se cache derrière des termes. Je prend un exemple au lieu de dire noir c'est "Personne de couleur", pour un maghrébin ce fût "beurre". Donc comment devant un telle paralysie de dire les choses peut il mettre en place ce genre de statistique ?

Écrit par : Noelson | 14/05/2009

Personnellement je suis contre la mise en place de statistiques de la diversité parce que:
1/ concrètement je ne vois pas bien à quoi ça va pouvoir ressembler surtout en France qui est l'un des pays où la mixité est l'une des plus forte (je viens de la Réunion et rien que l'idée de faire des catégories me donne mal à la tête d'avance). Qu'est ce que ça veut dire "ethnique", quels en seraient les critères?
2/au lieu de se "masturber" le cerveau sur cette énième statistique on ferait mieux de continuer les mesures qui ont déjà été prises pour diminuer les inégalités (quelles qu'elles soient) et trouver des solutions pour que la loi soit mieux appliquée (je rappelle que selon la loi française tous les citoyens sont égaux entre eux)
3/attention à la dérive inverse qui consiste à accuser n'importe qui de raciste dès qu'on est contrarié (je l'ai déjà vécu et j'en aurais ri si ça n'avait pas été sérieusement dit).

Écrit par : Alex | 14/05/2009

Et pourquoi pas construire chez vous ?
Arrêtez de critiquer la France et partez, et laissez nous construire en paix !

Écrit par : Oskar | 14/05/2009

Quand tu vois que le président de la HALDE est l'ancien patron de Renault, ça fait franchement rigoler...

Écrit par : Fran | 14/05/2009

Schweitzer sera pendu en premier !???

Écrit par : revolution | 14/05/2009

Oui aux statistiques ethniques dans tous les domaines : délinquance, prisons etc..

Écrit par : Jean | 14/05/2009

ce debat est sans fin en france. La france c'est clairement le paix des principes républicain mais pas de la réalité républicaine. On vous dit que tout le monde il est pareil, il a les memes chances mais dans la réalité tout est fait de façon à peine voilée pour mettre à l'ecart les dites minorités. Renault en est un exemple dans le monde du travail. Dans l'habitat les minorités ont longtemps étés ecartée, parquées dans des endroits sordides commes les bidons ville, à l'ecole ces minorités etait parquées au fond de la classe...
Les anglais sont exemplaires au niveau de la représentativité. Les stats y sont pratiquées pas seulement dans le sens de certains qui s'interessent curieusement plus au nombre de noirs ou d'arabes dans les prisons pour vomir leur haine, mais dans au niveau de l'entreprise.
Arretons d'en parler et passons à l'acte. J'invite toutes les minorité à s'elever socialement, que ceux parmis ces minorité qui deviennent chefs d'entreprise et il y en a de plus en plus, pratiquent en catimini une selection visant à rétablir un peu d'équité (...) Dans quelques années ça ira mieux...

Écrit par : tarek | 14/05/2009

Bravo l'Italie !


Maintenant il faudra faire la meme chose en France et partout en Europe.

Écrit par : OUAIS BRAVO | 14/05/2009

le mot racisme ne veut plus rien dire!! On l'utilise comme synonyme de bon sens par exemple. De meme, un mec nul qui trouve pas de travail et qui n'est pas blanc, est forcément victime de racisme! Allé c'est bon on commence à en avoir marre

Écrit par : marre | 14/05/2009

Dette, chômage, immigration incontrôlée, il est temps de mettre fin à ce système libéral : il est temps de virer de notre territoire ceux qui n'ont rien à y faire un point c'est tout!et verifier par quels moyens fraude ou non les etrangers en france qui sont devenus francais si ils le sont devenus legalement ou par fraude achat de papier etc ....

Écrit par : france urgence | 14/05/2009

Bonjour,

Intéressée par votre blog et votre profil, je souhaiterais vous propose de participer en tant qu'internaute à une émission sur la diversité le samedi 23 mai.

Si vous êtes intéressé et disponible, veuillez me contacter afin que je vous puisse vous donner de plus amples renseignements sur cette émission.

Cordialement

Eva Robineau

Écrit par : Eva Robineau | 14/05/2009

A machin qui écrit en majuscules et qui veut mettre tout le monde dehors, moi c'est lui que j'aimerais mettre dehors.

Écrit par : Malko | 15/05/2009

BFM TV

Écrit par : Eva Robineau | 15/05/2009

MALKO?? C4EST TON PRENOM ? car j'avais un pote qui avait un chien qui avait le meme nom.. est ce toi ??? reincarnation?quelle idee de donner un prenom a UNE PERSONNE comme le nom d'un chien? jai jamais rencontre de medor ni de ouaouah avant !

Écrit par : malko | 15/05/2009

Oui.. il est clair que malheureusement beaucoup de gens sont subissent des vexations à cause de leur couleur de peau.

Cela étant, passer par l’Etat pour mettre fin à des comportements culturels (via la HALDE ou des organismes publiques) est une TRES mauvaise idée.

Ce n’est pas l’Etat a de conduire un peuple de moutons vers une terre promise politiquement correcte. C’est à chaque individu de d’affirmer, de militer ou de condamner. et c’est à la société toute entière de enrichir sa culture.

Prendre l’habitude d’avoir un organisme d’Etat dicter un agenda sur nos cultures -y compris pour ce qui semble une bonne cause- est une catastrophe à moyen terme.

Prècher pour la tolérance OK, par l'exemple encore mieux. Militer pour que l'Etat utilise la loi pour dicter le comportement et la pensée NON, NON.

Écrit par : Le libéralisme pour les débutants | 16/05/2009

La France n’arrive pas à regarder sa propre société en face !

La notion d’intégration a pris le pas sur les questions sociales ou culturelles. Le système éducatif connaît des dysfonctionnements ? Problème d’intégration ! Des émeutes éclatent en banlieue ? Problème d’intégration ! Certains quartiers souffrent d’un surcroît de délinquance ? Problème d’intégration ! Et si la notion d’intégration servait à masquer l’évolution de notre société et l’incapacité de nos élites à s’y adapter. Entretien avec Bernard Dréano, co-président du Cedetim.
Bernard Dréano est co-président du Cedetim (Centre de recherches et d’initiatives de solidarité internationale) et président de l’Assemblée européenne des citoyens. Il est également responsable du réseau international Helsinki Citizen’s Assembly.
La notion d’intégration existe-t-elle ailleurs en Europe ou est-ce une spécificité hexagonale ?
En Grande-Bretagne, ce mot n’est pratiquement jamais utilisé. Personne n’a pensé que les résidents d’origine étrangère, et qui pour la plupart ont la nationalité britannique, sont extérieurs à la société. En Allemagne, cette question est au cœur des débats, avec le sentiment qu’il existe une ou des communautés extérieures à la société nationale. Comme en France, le débat comporte de nombreux paradoxes : on soulève la question de l’intégration pour des populations qui sont nées ou qui vivent depuis très longtemps en Allemagne, les Turcs par exemple, mais pas pour des groupes qui sont ethniquement d’origine allemande et qui arrivent du Kazakhstan sans connaître un mot d’allemand.
La maîtrise de la langue française est aujourd’hui au cœur d’une certaine conception de l’intégration, qu’en pensez-vous ?
Que des migrants arrivés de fraîche date puissent maîtriser la langue de leur société d’accueil est une condition de leur intégration, pour se faire comprendre dans leur environnement, pour parler avec les gens, etc. C’est une question de bon sens. Les outils qui permettent d’accéder à un certain nombre de connaissances de base, permettant de s’y retrouver, existent d’ailleurs en partie. Il serait intéressant de faire le bilan des classes de français langue étrangère, qui a des aspects assez positifs. Si on compare à l’Allemagne, le modèle français d’intégration pour les primo-migrants fonctionne infiniment mieux. Mais de quelle population parle-t-on ? De primo-migrants ou des habitants de banlieues, peuplées de gens qui vivent en France depuis longtemps, et qui y sont nés dans leur grande majorité ? Dans le second cas, on parle de notre propre société. Si nous n’arrivons plus à communiquer, c’est notre société qui a un problème, pas un groupe spécifique.
Pourtant le Haut-Conseil à l’intégration propose d’appliquer les indicateurs mesurant l’intégration sur deux générations...
Parler d’intégration pour une deuxième génération, c’est constater de fait que notre société est désintégrée. Une partie de la société est exclue à cause de ses origines, des discriminations, de la mentalité passée, en particulier coloniale, du racisme... Mais c’est une partie de la société, pas une autre société venue de l’extérieur. C’est exactement comme si on avait déclaré que les ouvriers au début du XXe siècle, qui étaient les paysans du XIXe, n’étaient à l’époque pas intégrés à la société et qu’il fallait le faire. Ce n’était pas un problème d’intégration, mais d’une société paysanne devenant industrielle et s’organisant autrement.
La notion d’intégration implique-t-elle une vision paternaliste des personnes considérées comme intégrées vis-à-vis de celles qui seraient à intégrer ?
L’intégration est apparue dans le vocabulaire colonial au temps de l’Algérie française. Ce terme comporte donc une connotation assez lourde. Considérer qu’une population, pourtant partie prenante de la société, doit être accompagnée pour entrer dans celle-ci, c’est la comparer à un enfant qu’on accompagnerait vers l’âge adulte. C’est une vision profondément paternaliste et . Parler de la nécessité d’intégrer une partie de la société, alors qu’elle n’est pas extérieure, est paradoxal. S’il y a un problème à l’intérieur de la société française, c’est l’ensemble de la société qui est concerné. Une tradition paternaliste très forte, particulièrement à gauche, s’opère sur les populations issues de l’immigration, mais aussi sur les populations périphériques à l’intérieur de l’Hexagone. Ce même paternalisme condescendant frappait, il y a encore trente ans, les Bretons, les Basques, les Alsaciens ou les ouvriers.
Refus de s’intégrer - par la langue, par l’exercice de ses droits et devoirs, par son comportement, par la persistance de certaines pratiques religieuses ou culturelles - pour les uns, marque d’un traitement colonial des banlieues et de ses habitants pour les autres. Comment sortir de ce dialogue de sourds ?
Ces positions schématiques ne permettent pas de résoudre les problèmes, mais, au contraire, accentuent les divisions. Prenons l’affaire de l’islam. Il y a un siècle, la France était le deuxième plus grand pays musulman du monde, du fait de son empire. Le premier parlementaire français musulman a été élu en 1896, un député de Besançon converti à l’islam. Il y a donc une très vieille histoire commune avec l’islam. Mais aujourd’hui, certains disent que le fait d’être musulman serait un facteur de dissociation de la société française. Quand on regarde l’histoire de France, c’est une blague ! En réalité, on constate un certain nombre de problèmes sociaux, politiques et idéologiques et on y répond en demandant aux musulmans de s’intégrer. La même chose avait été faite à d’autres époques vis-à-vis des juifs et des protestants. Ce n’est pas un phénomène nouveau.

C’est quoi, selon vous, se sentir français ?
Dans la conception traditionnelle dite républicaine, cela repose sur l’idée développée par Ernest Renan : la communauté de destin. Nous sommes français non pas parce que nous descendons d’ancêtres communs, mais parce que nous partageons un projet commun. C’est une conception moderne et très positive de la société que l’immense majorité des personnes vivant dans ce pays partage. Sauf qu’une partie a décidé qu’une autre partie de la société, plus pauvre et plus discriminée, ne faisait pas partie de cette communauté de destin, mais qu’elle avait un destin singulier. Cela s’est traduit par des choix sociaux, urbanistiques, scolaires pour aboutir à l’état actuel.
Pourquoi ce blocage ?
La France n’arrive pas à regarder sa propre société en face. En particulier ses élites politiques qui fonctionnent avec des schémas qui ne correspondent plus à la société et extériorisent une partie de la population en répétant qu’elle doit s’intégrer. À la société de s’organiser par rapport à ce qu’elle est vraiment. Le rappel des valeurs républicaines telle qu’il s’exprime, via la laïcité par exemple, est le symptôme de la difficulté qu’ont les élites à considérer la société telle qu’elle est. Imaginer la France d’aujourd’hui avec des instruments idéologiques centenaires, c’est courir à la catastrophe. Ces élites ont refusé de reconnaître que la France produit, comme d’autres pays, des mécanismes de discriminations ethniques et sociales. Si on casse le thermomètre plutôt que de soigner la maladie, il ne faut pas s’étonner après que celle-ci progresse. À force de jeter de l’huile sur le feu, nous sommes en train de créer des contre-sociétés, des groupes exclus de la société. Depuis les marches pour l’égalité, il y a une vingtaine d’année, ces fractures se sont aggravées.
Une personnalité célèbre qui s’exile à l’étranger pour payer moins d’impôts est-elle plus ou moins intégrée qu’un jeune chômeur musulman habitant en banlieue ?
La communauté de destin, c’est se sentir un minimum solidaire les uns des autres et organiser l’expression de cette solidarité. Il y a un siècle, on se battait ensemble sous le même drapeau dans une guerre contre le voisin. Heureusement, nous avons dépassé cette conception. Aujourd’hui on participe à l’effort commun par l’impôt selon ces moyens. C’est l’une des bases de la communauté de destin. Les gens qui s’expatrient pour ne pas être solidaires s’excluent, se désintègrent par rapport à la communauté nationale. Il existe un sérieux problème d’intégration d’un certain nombre de riches dans ce pays, au moins aussi grave que celui des pauvres.

Écrit par : marzouki | 20/05/2009

Fumisterie que l'integration dans une republique pleine de principes dont la réalité est autre.
Comment s'integrer parmis des gens qui ne veulent pas de vous, des gens qui vous negligent meme quand vous avez fait le sacrifice ultime, contre les nazis, quand certains de ceux qui hurlent au loup aujourd'hui, collaboraient contre leur patrie...
L'in tegration? mon cul!
On deman de beaucoup en france mais un francais qui s'installe au maroc par exemple, en afrique en eneral, que fait il pour s'integrer??? walou! il ne fait pas l'effort d'aprendre la langue locale, il s'habille comme chez lui, mange comme chez lui, fait tout comme chez lui. Il vit sans effort grace au poison qu'est la francophonie.
Ils sont prompts a donner des leçons ces fils de collabos...
J4aime penser que ma presence parmis eux est source de stresse, de gene, de malaise.... Je vous souhaite une longue vie...

Écrit par : tarek | 20/05/2009

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