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25/03/2009

Les « conservateurs malgré eux » de la création publicitaire se soignent

A celles et ceux qui de bonne foi se posent des questions sur les statistiques de la diversité, voici une illustration de l’utilité des chiffres et autres statistiques de la diversité.

En 2005 l’ARPP: Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ex BVP) analyse le "taux de diversité" des publicités diffusées à la télévision, en presse et en affichage et constate que ce taux est d'un faible 3%.
La profession se mobilise.
En 2008, une 2ème étude est réalisée et présentée lundi dernier le 23 mars 2009.
Résultat de la mobilisation? Le taux de diversité a plus que doublé passant de 3 % à 7 % entre 2005 et 2008.
Autre point très positif, le taux d'indifférenciation (les rôles qui ne sont en rien liés à l'origine du personnage joué) est passé de 19% à 29 %.
Ce marqueur considéré comme important, souligne la banalisation de la représentation de la diversité dans les discours publicitaires.

Cet exemple montre que les statistiques de la diversité ont 3 avantages :
- permettre de montrer une réalité discriminatoire, sans qu’il y ait besoin de désigner une volonté discriminatoire imputable à telle ou telle personne ;
- permettre une approche collective des problèmes, et non individuelle ;
- permettre une approche préventive, plutôt que répressive.

Avez-vous remarqué? Pas de fichier de sinistre mémoire, pas d’assignation à résidence identitaire.
Des chiffres, tout simplement parce qu'il est plus facile de se mobiliser quand il y a des chiffres que quand il n'y en a pas.
L'étude de l'ARPP est consultable ici: http://www.arpp-pub.org/Vers-une-meilleure-integration-de...

08:08 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : diversité, publicité, création, statistiques de la diversité | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

Pour moi, la question n'est pas tant de faire ou pas de statistiques, mais surtout de savoir ce que l'on en fait après. Vous prenez l'exemple du taux d'indifférenciation, mais à partir de quel pourcentage peut-on considérer qu'il y a représentativité: 29%, 50%, 100%? Perosnnellement, je pense que l'on devrait se situer juste au niveau du pourcentage de "diversité" en France, ni plus ni moins. Par contre, l'effet pervers peut provenir du fait que tout le monde EST particulier, et pourquoi par exemple les bretons, les homosexuels, les adorateurs de heavy métal, ... ne s'estimeraient pas eux-aussi "trop peu représentés"??

Écrit par : Liam | 25/03/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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