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05/08/2008

Coups bas de McCain, attention danger!

John McCain a entamé une séquence de coups bas rapprochées qui semble porter ses fruits aigres.

Il a d’abord fait passer l'idée selon laquelle Barack Obama serait prêt à tout pour se faire élire y compris plaire aux étrangers (bain de foule en Allemagne, visite en France) et perdre la guerre en Irak.
Ensuite il a accentué la pression en insinuant que Barack Obama était prêt à se servir même de sa couleur pour être élu.
Pour finir, il tente de porter l'estocade et d’installer la rumeur selon laquelle Obama est certes apprécié mais qu'il est superficiel (Souvenez-vous, Obama = Paris Hilton ou Britney Spears etc.)

Et en guise de corde qui noue la gerbe, il fait dire le plus possible que Barack Obama se croit déjà élu, qu'il se prend pour le messie, qu'il est sûr de lui, arrogant, hyper confiant, présomptueux.
Bref qu'il croit que l'élection a déjà eu lieu. L'objectif est de faire entrer dans les esprits le redoutable " Pas la peine d'aller voter puisqu'il est déjà élu. Il a déjà été choisi pour vous ! "...

Philippe Seguin a utilisé à merveille cette insinuation lors de l’élection de 1995 en faveur de Jacques Chirac contre Edouard Balladur en pleine "ballamanie".
Répondre à ce genre d'insinuation est tout aussi périlleux que ne pas y répondre. Cela laisse souvent des traces dans les opinions car aux Etats-unis ou en France, nul n'aime qu'on lui force la main.

Nous vivons un moment important de cette campagne présidentielle américaine...
Pour ceux qui ne l'auraient pas vu, voici le clip " The one " qui a lancé la séquence " Cognons sur Obama ".

Dans ce clip, les paroles de Barack Obama sont détournées et caricaturées à l'extrême au point que Obama y est comparé à Moïse fendant les eaux!

Remarquez à la fin de la vidéo que John McCain finance ce clip mais ne dit pas qu'il l'approuve, comme cela se fait pour les clips officiels.
Barack Obama a décidé de prendre de la hauteur par rapport à cette séquence où les coups pleuvent bien bas. Il vient d'attaquer McCain sur ses liens avec l'industrie pétrolière.

Aux Etats-Unis comme en France, la meilleure défense reste l'attaque!

09:19 Écrit par Patrick | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : danger, rumeurs, campagne négative, mccain | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

Article écrit par Alexandre Ianov pour le quotidien russe Nezavissimaïa Gazeta :

« En découvrant Sarah Palin, les républicains ont été saisis d’un « ravissement immédiat », comme aurait dit Tolstoï. A l’inverse, les démocrates ont semblé quelque peu décontenancés. On sentait qu’ils n’avaient jamais été confrontés à quoi que ce soit de ce genre. The New York Times a estimé que « le langage de Palin serait plus à sa place dans un supermarché », et The New Republic a trouvé qu’elle rappelait « une vendeuse du rayon maquillage de chez Macy’s ». Il faut sans doute être né en URSS et avoir avalé avec le lait maternel l’ensemble des clichés de la propagande bolchévique pour retrouver le prototype exact de Sarah Palin : toutes les expressions de son visage, sa gestuelle, sans parler de son langage, évoquent irrésistiblement la fameuse « cuisinière » qui, conformément à l’affirmation de Lénine, était prête à diriger l’Etat. Une ménagère avec cinq enfants, installée par la révolution dans un appartement bourgeois et fermement décidée à montrer de quel bois elle se chauffe à la sale clique d’intellectuels qui s’est gobergée sur le dos du peuple laborieux.

Plus sérieusement, Mc Cain, en endossant le costume du professeur Higgins dans Pygmalion, la célèbre comédie de Bernard Shaw, a déclenché une vraie révolution aux Etats-Unis. Sans être, évidemment, une révolution socialiste, elle n’en semble pas moins radicale. C’est la révolution des petites villes. « Je représente la véritable Amérique » : cette affirmation ne quitte pas la bouche de Palin. Il s’agit en quelque sorte de la révolte de l’Amérique au ras du sol contre les mégalopoles géantes où nichent les intellectuels libéraux qu’elle déteste.

On s’aperçoit aujourd’hui que les huit années de présidence Bush ont eu une véritable influence sur l’Amérique : elles l’ont habituée à l’idée que les intellectuels étaient des libéraux et que les libéraux étaient des capitulards anti-patriotiques. Sarah n’a fait que révéler cette substance du « bushisme » ; a elle a tiré, à partir du négatif, le portrait photographique de ce qu’elle considère comme « l’Amérique véritable ». « Vous n’entendrez jamais cet homme prononcer le mot victoire ! », s’exclame-t-elle, dénonçant Obama. Et elle s’indigne : « Il accepte de discuter avec nos pires ennemis, ceux qui sont prêts à nous anéantir ! » Certes, elle ne reprend pas encore le vocabulaire de l’époque du maccarthysme et de la « chasse aux sorcières », elle n’appelle pas à créer une nouvelle « commission des activités antiaméricaines », mais c’est pourtant ce que les délégués de la convention ont semblé entendre dans son propos, et c’est pour cela qu’ils lui ont fait une si bruyante ovation.

Ne pouvant prédire l’avenir, je ne puis que me référer à mes impressions, pour ne pas dire à mes intuitions, et elles me soufflent quelque chose en quoi je ne veux pas croire et en quoi personne ne voudra croire à moins d’être né en Russie et d’avoir soigneusement étudié l’histoire de ce pays. Et donc l’Histoire a parfois la détestable manie de se répéter aux moments où l’on s’y attend le moins. L’une des conséquences imprévues d’une victoire de Mc Cain pourrait être le retour, en plein XXIème siècle, de la honte et de l’infamie de l’Amérique des années 50 : le maccarthysme.

Rappelons que Mc Cain, 72 ans, souffre d’un mélanome, qu’il vient de subir le stress intense d’une impitoyable campagne présidentielle, qui aurait sans doute été également durement ressentie par un candidat plus jeune et en meilleure santé. Pour toutes ces raisons, le choix de sa colistière est dangereux pour l’Amérique – et pour le monde entier. Le problème n’est pas la vulgarité provocante de Sarah Palin, ni sa bigoterie intransigeante. Ce n’est même pas qu’elle n’a pas la moindre notion de politique intérieure, encore moins de politique étrangère. Le problème, c’est qu’un jour de malheur elle pourrait fort bien se retrouver commandant en chef de la plus puissante armée du monde.
Lénine avait raison. Des cuisinières prêtes à diriger l’Etat, il y en a à profusion, partout. Reste à savoir ce que devient l’Etat qu’elles dirigent. Ne sommes-nous pas bien placés pour l’imaginer ? »

Écrit par : marc porta | 03/11/2008

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